Road Trip sur la US route 66 ! Avec Stéphanie Aten, Agnès Boucher, Yannick Billaut et Karl Auprey, auteurs aux Editions Hélène Jacob

Road Trip sur la US route 66 ! Avec Stéphanie Aten, Agnès Boucher, Yannick Billaut et Karl Auprey, auteurs aux Editions Hélène Jacob

En route avec Stéphanie Aten, la prudente, auteur de « la 3ème guerre ». Agnès Boucher, la ronchonneuse, auteur confirmé, entre autres, de « Méfiez-vous des contrefaçons », Yannick Billaut, « on ne touche pas à ma R12 ! » qui a signé « L’Emoi d’Août » et Karl Auprey, l’homme qui aime les femmes, jeune papa de « Le marbre n’a pas de mémoire ». Des caractères bien trempés ! Allons-nous survivre ! 🙂

C’est parti ! A nous la route 66 avec la légendaire R12 de Yannick ! Vous pensez qu’elle va tenir le choc la fameuse R12 ?  (Merci à Hervé Heurtebise pour le montage photo)

S.A         Le seul film d’horreur que j’ai vu dans ma vie,  se déroulait sur la route 66. Cette voiture a le profil du budget qui allait avec. C’est pas bon…

A.B         Quoi ??!! Une R12 ??!! Polluante et bruyante ??!! Pffffff… En plus, moi je suis Peugeot, alors tu m’aurais dit 403, 404 ou 504, là j’aurais dit, d’accord ! Mais une Renault !!!!!! 🙂

Y.B         Non. Mais t’en as déjà vu beaucoup des Renault 12 sur la Route 66 ? Alors, respect !

K.A         Oui, mais avec quelques pièces dans le coffre. Ben non, il est plein. Sur la galerie, alors. Les roues de secours étant sur les capots de devant et de derrière.

Comment voyagez-vous ? 5 étoiles ? (là on est mal) En sac à dos ? Plutôt treck, randos ou mojitos sur une plage de Copa ou Cabana ? 🙂

S.A         Je déteste le luxe. J’aime le confort simple. Le camping sauvage ne me fait pas peur. On peut dormir dans la R12 par tours de garde ?

A.B         Plutôt chez l’habitant pour causer avec les gens du cru, mieux connaître les us et coutumes, discuter pour connaître les idées (reçues ou pas), comprendre les modes de vie, et randonner pour être au plus près de la réalité… La plage me saoule, le treck me gonfle par son côté challenge, et le 5 étoiles… Pffff… 

Y.B         Plutôt mojitos sur une plage de Copa Cabana. Avec « Samba da Benção » ou « The girl from Ipanema » de Bebel Gilberto en fond sonore…

 K.A         Sac à dos, treck, alpinisme, bivouac dans les crevasses et compagnie… Non, mais c’est vrai  + tente, aussi, duvet, réchaud, bananes sèches, et soupe Liébig de chez big

Que vous inspire la route 66 ?

S.A         La phrase de Woody Allen : « L’éternité, c’est long, surtout vers la fin ».  Et j’ajouterai : « surtout en R12 ». Je  vois cette route comme une parenthèse temporelle, un voyage initiatique  au cœur de l’immensité et de l’absence de civilisation… J’ai une idée de film qui commence à me venir, et vous êtes dedans. 🙂

A.B         Rien, je sais juste que c’est une road qui traverse les States, et franchement, traverser les States en bagnole, ça ne me dit rien qui vaille… Non, mais vraiment ! Se taper 3 670 km en titine, faut être un poil frappadingue ! D’ailleurs, je ne suis pas de ceux qui sont attirés par les USA, pas de chance, fillette !

Y.B         Ben la galère… Sinon, les grandes étendues d’Arizona, les Harley Davidson, les Motels et les pannes de R12.

K.A         T’as du soleil plein les yeux toute la journée, normal, on va vers l’ouest…

(Agnès :))

Qui serait capable d’avoir les écouteurs vissés aux oreilles pendant tout le trajet ? Genre LA POULE, ELLE BOSSE, ELLE ÉCOUTE RELIGIEUSEMENT TATA HÉLÈNE !!!!!!! (Je vous avais dit que j’allais balancer des dossiers)
S.A         Je les enlèverai quand vous dormirez. 🙂

A.B (ma poule) La poule, elle n’a jamais d’écouteurs, elle aime la musique libre et vibrante, et les bruits de la vie autour d’elle. Quand elle s’enferme dans sa bulle, et c’est fréquent, c’est en restant toujours ouverte de manière à percevoir le monde des autres, même très loin… Ca rentre dans les méninges, et ça mouline grave

Y.B         Moi ! J’écouterai Dépêche Mode mais surtout Félix Gray et Didier Barbelivien, Johnny Hallyday, Nana Mouskouri. Enfin tout pour éviter de vous entendre piailler pendant 4000 km…

K.A         Le poulet ! Le coq ! ou le boulet !? J’suis coq, dans le calendrier chinois. Non, je peux pas écouter de la musique dans la nature. Place à la nature, justement. J’adore les oiseaux, le vent, les aigles et les chamois, la bise (des femmes) et la rosée… du matin.

Stéphanie, tu es l’auteur de la 3ème guerre, quelques mots sur cet ouvrage ?

S.A         IL FAUT PAS LE LIRE POUR S’ENDORMIR, IL FAUT LE LIRE POUR SE REVEILLER !

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Agnès, tu es déjà une grande romancière avec plusieurs ouvrages à ton actif : Alma Mahler Naissance d’une Ogresse, Comment exister aux côtés d’un génie et Méfiez-vous des contrefaçons. Comment tu t’organises pour écrire ? Quel est ton ouvrage préféré ?

A.B         Eh ! Une « grande romancière »… Je pouffe… Bon, plus sérieusement, pour Comment exister et l’Ogresse, et aussi les fictions pour France Inter qui m’ont bien amusée, j’avais la chance de diviser mon temps en deux. Douze jours à Paris pour travailler comme coach, et dix jours à Oxford, où j’écrivais, j’écrivais, j’écrivais… Depuis que je me partage avec la Bretagne, c’est beaucoup plus difficile de trouver des plages de temps… Je n’ai pas encore pris toutes mes marques… Mais je vais y arriver, il le faut d’ailleurs vu le boulot d’écriture que j’ai ! Quant à l’ouvrage préféré, si tu parles des miens, aucun ne me plaît plus que les autres, ils sont très différents. Le prochain le sera encore, et c’est ça qui me plait. Je pense toujours au prochain.

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Yannick, L’émoi d’Août est toujours très bien positionné dans le classement Amazon ! Tu t’attendais à ce succès ?

Y.B         Oui je m’y attendais. Je savais que j’avais écrit un best-seller. Bon, plus sérieusement, la plus grosse surprise,  c’est d’avoir été édité. Le reste, c’est la cerise sur le gâteau ! Mais c’est une belle cerise et j’en suis ravi.

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Karl, « le marbre n’a pas de mémoire » vient de sortir, comment se passe cette nouvelle aventure ?

K.A         Je suis anxieux… J’aime beaucoup cette histoire et ce suspense, mais je ne sais pas si d’autres vont aimer…

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Qu’est-ce qui vous insupporte en voiture ?

S.A         Le bruit du moteur. Au bout d’un moment, ça me rend dingue. Et avec la R12, j’ai un peu peur qu’on soit limite niveau acoustique…

A.B         Les gens qui ne cessent de demander « Quand est-ce qu’on arrive ? » Ou ceux qui jacassent tout le temps pour ne rien dire… Raison pour laquelle je refuse le co-voiturage ! En revanche, j’ai de bons souvenirs de virées, fenêtres grandes ouvertes, et chanter à tue-tête avec les copines du Sanson ou du Goldmann, c’est mon côté fille… Ou l’ode à la joie de Beethoven, ou Carmen !

Y.B         Un Arbre Magique pendu au rétroviseur qui pue le jasmin.

K.A         Les femmes ! LOL. Non, la ceinture, ceux qui roulent à 70 sur la route, et qui continuent dans les villages à la même vitesse (on rigole, mais il y en a beaucoup), une fois qu’ils t’ont bien fait ch… pendant  30 bornes, ceux qui doublent pour gagner 2 secondes, et  qui ralentissent après, ceux qui mettent le clignotant à droite, et qui tournent à gauche.

On tombe en panne, normal avec la R12. Qui répare ? Qui cherche en vitesse un pipi-room ? Qui ronchonne ? Et qui se met à faire du stop en  plein soleil parce-que « partir avec les 3 autres n’était pas vraiment une bonne idée » ?

S.A         Je prends mon téléphone (on n’a jamais dit qu’on faisait un voyage dans « le temps où y en avait pas »), et j’appelle au secours ! Je suis nulle en mécanique, et j’ai horreur de la canicule. Vous êtes prévenus.

A.B         Bah je ne suis déjà pas certaine de partir ! Je suis une individualiste solitaire crasse, et les vacances en groupe me font fuir, alors… Je râle, ça c’est sûr, qui a eu l’idée aussi sotte que grenue de prendre une telle bouzine pour un voyage pareil ?!

Y.B         Ah ben moi je ronchonne parce que normalement, une R12 ça tombe jamais en panne ! Alors forcément, c’est de la faute de quelqu’un. Et je cherche désespérément un bistrot pour réfléchir et aviser…

K.A         A Je répare. Je suis alpiniste, un peu écrivain (juste un peu, pour le moment), et ingénieur en mécanique. Je ne vais JAMAIS chez le garagiste. S.A et A.B cherchent un pipi-livingroom. Y.B ronchonne, car il craint que je serre trop sa culasse avec sa clef anglaise ! LOL. A la fin, tout le monde fait du stop car : 1 le moteur a rendu l’âme 20 bornes plus loin dans le désert (augmentant la marche à pied pour retrouver âme qui vive), et 2 parce que les hommes commencent à sentir le manque de leur femme officielle !

 

Restons dans l’ambiance de la panne, quel est votre juron attitré ?

S.A         Putain de bordel de merde, j’en étais sûre !

A.B         Je l’ai déjà mis sur mon blog…. Putain de bordel à queue de merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Y.B         Quand je jure, j’ai tendance à me lâcher. Mais attention, hein, jamais devant les enfants ! J’ai un petit faible pour « Putain de merde » et j’affectionne particulièrement  « Ah sa mère la pute ! ». Voilà. Aucune fierté pour autant.

K.A         PDBDM : put… de .. bor… de … m…

Quelques lieux de la route 66, que vous inspirent-ils, par rapport à vos écrits et/ou votre personnalité ? Vous pouvez m’envoyer balader aussi, si cela ne vous inspire pas 🙂

Le Gemini Giant du restaurant Lauching Pad, Wilmington Illinois ?

S.A         Ca me donne faim, allons voir.

A.B         Aucun lieu ne m’inspire sur cette foutue road, je ne sais même pas où est la 66, je m’en fous, moi c’est l’Europe qui m’inspire… Et toc ! En revanche, quand je passais le Channel, j’adorais regarder la côte qui s’éloignait, puis me tourner vers celle à laquelle on allait accoster… L’impression de passer d’un monde à l’autre, les Anglais sont si différents des frenchies. Il m’a fallu deux ou trois ans pour m’en lasser et passer le voyage à tenter de dormir sur une banquette inconfortable, avec des britishs éméchés qui beuglaient, des ados hystériques… Mais j’y arrivais… Stoïque la meuf 🙂

Y.B         Non les hamburgers, mieux vaut éviter. Il reste encore de la route…

K.A         Ben,  je connais que les rocheuses. Madgiques moutains. Mais il a l’air  pas mal. Ca donne envie, surtout le big mc, j’adore les big mac américains (John Mc Enroe, mon héros avec Doug Scott) ! et leur litre de coca !

 (Agnès)

La ville-fantôme de Hofflins dans le Missouri ?

S.A         Ca m’intrigue, allons voir.

A.B         De quoi qu’elle cause ? Les fantômes, ils sont dans ma tête, parce que mes « chers disparus » sont toujours avec moi. Les villes fantômes, je ne vais pas être gaie, ça me fait penser à Oradour, ou à ces villages en campagne profonde qui se vident de leurs habitants, ceux-là allant s’entasser dans les villes, comme des sardines dans des boites,… 

Y.B         La ville fantôme de Hofflins ? Ça a l’air tellement glamour ! Il faut forcément s’y arrêter…

K.A         J’adore Lucky Lucke. Ca me rappellera sa majesté le Tsar de russie : Ah, poum poum, da, da !

Le pont de Devil’s Elbow, Missouri ?

S.A         Du folklore.  On va être obligé de rester jusqu’à ce que quelqu’un nous ait expliqué pourquoi il s’appelle comme ça.

A.B         Aaaaaaaaaaaaaaahhh là, je dois le reconnaître, ça me fait penser à Clintounet dans The bridges of Madison County… Je ne suis pas la « fille qui aime les belles histoires d’amououououououour », mais là, je dis chapeau Monsieur Eastwood, la photo, la musique, et bien sûr l’interprétation… Une Amérique vue sous un autre angle, celui du temps qui passe lentement, sans effets spéciaux à la mord-moi ce que tu veux et tout le bazar…

Y.B         C’est con mais j’adore les ponts. Ben oui, ça permet de prendre de la hauteur, de voir les choses autrement.  Et celui-là me semble plutôt sympa.

K.A         Ouaiiiiiis ! Ca sent l’aventure, et un peu de suspense. Les filles partageront-elles les chambres ?

La station-service 4 women on the route, Kansas ?

S.A         Thelma et Louise. Me demandez pas pourquoi.

A.B         Ca parle de route, de stations essence et de filles ? Alors continuons dans le cinéma, avec Thelma et Louise. Celui-là aussi je l’ai aimé, ces deux nanas qui se tirent au bout de leur vie parce qu’elles en ont marre de supporter leur quotidien, leurs mecs, la connerie et la bassesse ambiantes, et un Harvey Keitel tout mimi… J’aime beaucoup  Susan Sarandon aussi…

Y.B         On s’arrête. J’ai lu qu’en face, un vieux magasin désaffecté avait abrité Bonnie and Clyde. Ça vaut le coup d’œil, non ?

K.A         J’adore les femmes (non, mais c’est vrai à la fin)

Le golden Triller, Oklahoma ?

S.A         ?, donc je vais voir.

A.B         C’est pas Triller, mais DRILLER… Comment veux tu qu’on y arrive si on tape pas les bons mots dans Qwant (je ne fais plus Google, encore mon côté rebelle)… Ben, je n’en pense rien de ton Driller, à se la péter tout grand, les jambes écartées, genre je suis THE BIG MEC… Ceci dit, il paraît que Brad Pitt est né dans l’Oklahoma, il était dans Thelma et Louise lui aussi, jeunot mais mignon quand même…

Y.B         Je t’en pose des questions ?

K.A         J’aime. Driller ! Il sont fous, ces derricks !

Le Cadillac Ranch, Texas ? On pourrait y laisser la R12 … 🙂

S.A         Daaaallaaaaaaaaaasss ! Ton univers…

A.B         Ca va durer longtemps cet inventaire à la Prévert… Avec les Etats-Unis, on ne peut qu’être dans un film, les westerns, toujours ceux d’Eastwood, sans doute parce qu’ils mettent en scène un cow-boy solitaire… Et puis le temps qui s’étire, les paysages à couper le souffle, et le message, à la fois tolérant et impitoyable… Tiens, ça aussi ce fut un grand cru de Clintounet, Impitoyable !

Y.B         Bof. J’ai pas trouvé ça très beau toutes ces Cadillac plantées dans le sol. Je passe ma route. Et puis j’ai une R12…

 K.A         Oui, elle est décédée sous un pare-bufle, la pauvre, seulement 476 754 kms compteur ! Pauvres Cadillacs !!!

Meteor city, Arizona ?

S.A         Ca sonne comme une ville à fiesta ce nom-là. Et si c’est pas le cas, on s’arrangera pour que ça le devienne ! 🙂

A.B         j’en peux plus de ces lieux sans queue ni tête !!!!! Bon, Meteor, voyons voir, ben oui, ça c’est mon homme, physicien qui lit des bouquins pas possibles avec plein d’algorithmes dans tous les sens, me cause de super nova, de matière noire et de… météorites ! Poétique, s’pas ?

Y.B         Un arrêt de deux minutes juste pour la pose pipi des filles. La soixante-douzième…

K.A         Excellent. Superbe region, et le cratère, ça laisse rêveur ! ET ; à voir aussi le télescope de Rock Creek Park, on en prend plein les pupilles.

Le grand Canyon, Arizona ?

S.A         La méditation… et vous avisez pas de la gâcher ! La marche est haute !

A.B         Mais tu n’en as pas assez de me demander des trucs auxquels je ne peux pas répondre ?  Ceci dit, c’est peut-être un des rares lieux que j’aimerais voir avant de mourir…

Y.B         Ben… ça le fait le Grand Canyon, non? Ce sera la pause-pipi des garçons. Je ferai un concours « du plus loin » avec Cyrille. J’adore…

K.A         J’y reste avec les deux femmes. Que d’histoire de la terre mise à nue ! Quels paysages !

Bagdad Café, Californie ?

S.A         Un film qui a failli me faire mourir d’ennui, et une chanson qui en posait trop bien l’ambiance.

A.B         Je bois justement mon premier kawa, et en fait le seul de la journée, après c’est thé vert à gogo. Sans sucre le kawa… Il n’y a qu’en Italie que je rajoute du sucre, tellement le café est serré là-bas… Aux States, c’est du jus de chaussette, dégueu…

Y.B         Ah fatalement ! C’est collector. On y boit un coup, on mange un morceau et on s’en imprègne…

K.A         Superbe aussi, la californie. Je largue les deux femmes, et je séduis, bien alerte, sur les plages au nord de San Francisco.

Un seul bouquin à lire pendant ce road trip : lequel ?

S.A         La Route, de Cormac McCarthy. Ca m’aidera à relativiser.

A.B         Pendant un voyage à Copenhague – désolée de revenir à la vieille Europe -, j’ai avalé la biographie de Gustav Mahler en plus de mille pages, un vrai régal… Là, on va la jouer liseuse, y’a La Faille 3 qui va sortir bientôt… Et aussi le Dia Linn 4… Je relirai aussi les précédents, et tout Virginia Woolf… ce qui n’a rien à voir, mais on s’en fout, c’est la variété qui est chouette… Bon, t’avais dit un… 🙂

Y.B         « Le Club des Cinq en vacances »…

K.A         Autant en emporte le vent…

 

 

Votre excursion préférée parmi toutes celles citées ci-dessus et pourquoi ?

S.A         Incontestablement, le Grand Canyon. La beauté pure me manque.

A.B         Sans doute le pont de Devil’s Elbow, parce que les paysages semblent à l’échelle humaine, et que c’est l’humain qui m’intéresse, les liens psychologiques entre les êtres, les non-dits, les malentendus, le passé de chacun, les freins et les espoirs, bla-bla-bla…

Y.B         Bouduuu ! Mais c’est difficile ça ! La station-service des 4 women, peut-être. Avec l’un des anciens repères de Bonnie and Clyde juste en face, ça me donnerait envie de réécouter pour la 12 000ème fois tout le répertoire de Gainsbourg…

K.A         Le Grand Canyon. Un mythe, une merveille de la nature, un temple de réflexion, de lecture, de recul, et d’action. Base jump, wingsuit, canoé, escalade, bai… heu, non, marche, treck, camping nature et aventure tout terrain.

 https://www.youtube.com/watch?v=dY9PY4r83p8

On arrive à la fin du voyage à Santa-Monica, d’après vous : la R12 a tenu le coup ?

S.A         Non, on la pousse, elle fume, et on tousse !

A.B         Ben non, c’est pas une Peugeot ! 🙂 Ben si, une voiture de copains ne peut QUE tenir le coup…

Y.B         Il faut croire au miracle, j’ai bien été édité ! Alors oui Madame, malgré vos sarcasmes, la R12 a trrrrès bien tenu le coup.

K.A         Oui, mais elle est à la fourrière. Les policemen ricains l’ont réquisitionnée : ils croyaient qu’on se l’était fabriquée. Histoire véridique de la première 2CV au ZétatsUnis.

On s’est tous entre-tués ? Ou on remet ça rapidement ?

S.A         … Je crois qu’on remet ça, mais pas rapidement. 🙂

A.B         Ni l’un ni l’autre, on peut remettre ça, mais à tout prendre, je préfère la grande maison où chacun est libre de faire ce qui lui plaît, et on se retrouve le soir pour se raconter la journée, refaire le monde, etc.

Y.B         Beaucoup trop long ce voyage. On s’est engueulé cinquante fois. Entre Kathy guide touristique, Agnès qui voulait la clim dans la R12, Stéphanie qui nous faisait flippé avec la 3ème guerre, Cyrille qui n’a jamais quitté ses chaussures de ski et moi qui n’écoutais jamais rien, on a frisé la cata ! Mais on a surtout bien rigolé…

K.A         On remet ça. S.A a écrit « la guerre des gangs » et aimerait écrire « le troisième sexe », A.B a recruté un chauffeur pour qu’on discute pleinement à 4, et jouer à la belote, Y.B ne veut plus user sa R12, mais préfère une Pontiac 1962, K.A a réussi à décrocher A.B du dernier rappel dans le canyon, et souhaiterait sauter en wingsuit à 4. Histoire d’en finir rapidement.

Quels sont vos projets d’écriture ? Un manuscrit en cours ?

S.A         Le second roman du triptyque entamé avec « La 3e guerre ». Destiné aux 10-17 ans cette fois (âge physique  ou mental).

A.B         Pffff. Je dois relire mon recueil de nouvelles à paraître en février, après, il y a deux polars de prévu, un en cours d’écriture, l’autre en train de macérer dans mes méninges. Et j’ai un autre projet qui me tient à cœur mais je fais ma difficile, et ne veux pas en parler encore…

Y.B         Ça y est ! Je viens de terminer mon second roman. Corrections, relecture, réajustements sont désormais au programme. « Seul au monde quand on s’appelle Alexis Tatou ». C’est son titre. Rien à voir avec « L’émoi d’août »…

K.A         Mon second est entre les mains d’un expert … 436 pages en A5. Un roman dramatique. Mais je n’en dit pas plus…

 

Question « àlacon »: un canard coiffé d’un chapeau texan fait du stop, nous nous arrêtons. Que dit-il ?

S.A         « Il est temps  de rentrer les enfants, là vous délirez. »

A.B         Z’avez pas vu passer un coyote ?

Y.B         Oh là là !… Vous avez pris cher vous aussi, hein ?

K.A         Viaje con quatro pinas (prononcer pignas) ! No gracias !

Merci les amis !

Découvrez l’univers de Françoise Seigneur auteur des « Petites graines du bonheur… » aux éditions Hélène Jacob

Découvrez l’univers de Françoise Seigneur auteur des « Petites graines du bonheur… » aux éditions Hélène Jacob

Aujourd’hui je suis à la bourre ! J’ai rendez-vous au centre de chimiothérapie pour une petite dose et comme d’habitude « Fanfan », auteur des « Petites graines du bonheur » aux Editions Hélène Jacob m’accompagne
Ne pas s’y méprendre, l’ambiance y est très sympathique et chaleureuse, les patients sont des boute-en-train et le personnel adorable.

J’en profite donc pour l’interviewer ! Autant joindre le « pas le choix » à l’agréable.

Une interview sans concession.

Coucou Fanfan ! Alors heureuse de la sortie des petites graines ?
Coucou toi ! Oui évidemment, j’ai beaucoup de chance d’être publiée !

Pourquoi un recueil de contes sur les enfants et les animaux ?
Les petits sont des êtres purs, encore des petits anges, dépourvus de méchancetés gratuites.
Les enfants et les animaux sont trop vulnérables, j’ai toujours été sensible à la souffrance des plus faibles.
Mes petites graines du bonheur ont pour mission d’offrir beaucoup d’amour aux petits enfants, qui eux en donneront aux animaux tout au long de leur vie ! 

Mis à part l’écriture que fais-tu ?
Devine lol !
Ma priorité est consacrée à mes deux adorables petites filles Ornella et Célia, et aux gens que j’aime !
Je suis Blouse Rose, chaque semaine je suis auprès des enfants malades à l’hôpital Lenval de Nice.
Quand je vois tous ces amours alités… même des bébés atteints du cancer … les parents qui s’organisent pour être jour et nuit près de leurs petits … Je prends de grandes leçons de la vie… et suis pleine d’humilité face à leurs épreuves et leur dignité !
Je suis active, et militante dans des associations pour la protection des animaux, là aussi je rencontre des personnes merveilleuses, dévouées.
Il y a tellement de souffrances infligées à nos petits cœurs entourés de poils, de plumes ou autres… Leurs souffrances insupportables vient d’ un très très grand nombre « d’humains »! … par cruauté ou pour faire de l’argent !

Tiens André, notre patient mascotte, nous offre des viennoiseries faites maison. Il y a du beurre et du lait, tu vas en prendre un ?
Tu sais bien que non !
Je veux être en harmonie avec mes combats.
Les conditions de vie en  » USINE » pour les vaches laitières sont inadmissibles. Elles ne connaissent pas les prairies, l’herbe tendre, la douceur du soleil. Elles doivent faire plusieurs veaux dans l’année pour fournir suffisamment de lait pour que nous puissions le boire et nous nourrir de yaourts, de beurre, de crèmes glacées etc.. Tandis que les veaux sont dés leurs naissances séparés de leurs mères. Arrachements pour les mères et les petits terriblement douloureux, de véritables pleurs ! Les petits sont très vite dirigés vers les abattoirs. Je recommande l’utilisation du lait de soja, d’amandes, de noisettes, de riz, d’avoine, délicieux et plus digestes. Pour remplacer un œuf, le meilleur liant c’est une banane.

Pourquoi et comment es-tu devenu végétalienne ?
L’élevage industriel est honteux cruel insoutenable !
Tout en mangeant de la viande je culpabilisais. J’ai compris que je devais apprendre à cuisiner autrement avec des céréales complètes, des légumineuses, des légumes et des fruits frais de saison, du tofu, du sétan, des épices… C’est une cuisine très saine et délicieuse qui ressemble beaucoup à la cuisine en Inde, puisque c’est un pays qui mange peu de viande.
Tous les jours il y a de nouveaux végétariens et végétaliens en France, ça ce remarque dans tous les nouveaux rayons dans les grandes surfaces.
Les abattoirs fermeront quand ils ne vendront plus de viande, le responsable de ces souffrances c’est le client !

Quel est ton juron préféré ?
Ducon ! hi hi…

As-tu des animaux ? Parle-nous en un peu ….
J’ai toujours eu un chien, maintenant j’en ai quatre, et un cochon d’Inde à poil long. Si j’avais la place j’en prendrais encore, malheureusement c’est complet lol ! Tout ce petit monde a été abandonné, ils viennent des refuges. Ils s’entendent tous bien même avec « Oui-oui » le cochon d’Inde qui vit sa vie, cage ouverte ! Ils sont heureux, tous les jours ils vont courir en liberté, ce sont mes amours, ils le savent bien… et me le rendent tellement.

Des projets d’écriture ?
Je crois que j’ai attrapé le virus … mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Quelle est ta plus grande fierté ?
Mon fils David.
Sans son papa, il a su avancer brillamment, et courageusement malgré des embûches !
Je l’admire, je suis fière de lui, et je l’aime fort.
(et très doué pour les parodies)

Comment écris-tu ? Quel est ton environnement ?
J’écris directement sur mon ordinateur, avec des notes prises dans la journée sur le petit carnet que tu m’as offert.
Souvent le soir assise bien confortablement sur mon lit.
Mes 4 loulous autour,
Et un fond de jazz..

(pratique effectivement)

Ton dernier gros fou-rire ?
C’est tellement souvent entre mes petites filles et toi !
Pour un petit rien, j’ai oublié !
C’est du genre « Ducon veut rentrer dans l’ascenseur, avant de bien vouloir te laisser sortir » alors c’est Ducon grrrr...

Ta dernière larme versée ?
Il y a quelques jours, nous étions un petit groupe de blouses roses avec un jeune magicien dans le service psychiatrique enfants.
Pendant l’animation j’observais :
Leurs petits yeux devenaient de plus en plus pétillants, puis des petits sourires, et des rires !

Le sujet qui te met facilement en colère ? (mais très facilement)
L’injustice !

Le trait de caractère de tes contemporains que tu détestes ? Celui que tu préfères ?
Je déteste les gens négatifs.
J’aime les battants et ceux qui ont de la compassion.

Question « àlacon »: un canard coiffé d’un sombrero entre dans la pièce où tu écris. Que dit-il ?
A la demande générale je vais te chanter :  » El sombrero  » hi hi hi !

Merci Fanfan !
Retrouvez les petites graines du bonheur et la page facebook de Françoise Seigneur
(il suffit de cliquer sur les images)

Avec Hervé Heurtebise auteur du « Journal d’un proctologue et autres nouvelles »

Avec Hervé Heurtebise auteur du « Journal d’un proctologue et autres nouvelles »

Aujourd’hui je retrouve mon confrère Hervé Heurtebise auteur du « Journal d’un Proctologue et autres nouvelles » pour une interview des plus sérieuses.

On se retrouve à l’entrée du cimetière du Père Lachaise, lieu incontournable pour les personnalités qui y reposent mais aussi pour ses différents styles d’art funéraire. J’espère que cela va lui plaire ! Il arrive.

Bonjour Hervé ! Alors pas trop surpris par le lieu de l’interview ?

Bonjour Cathy ! Non, du tout. D’ailleurs, c’est un lieu que j’évoque à demi-mot dans le JDP.

Qui souhaites-tu allez voir en premier ? Et pourquoi ?

Allons voir Desproges, paraît qu’il a une très belle vue sur la tombe de Chopin.

Si je cite en vrac Honoré de Balzac, Frédéric Chopin, Colette, Jean de La Fontaine, Molière, Yves Montand, Jim Morrison, Edith Piaf, Oscar Wilde. Tu me réponds quoi ?

Que du beau monde ! Mais tous ne sont pas là, Gainsbourg est au Montparnasse, Brassens à Sète et Brel aux Marquises.

Peux-tu me retracer en quelques points, les éléments importants de ton chemin de vie ?

Enfance, adolescence, « adulescence », déliquescence.

Tiens on passe devant Guillaume Apollinaire ! Quelle serait ta réaction s’il revenait en personne pour te critiquer vertement ?

Je doute qu’il se relève pour moi ! Enfin, s’il me critiquait vertement, je l’écraserais et dirais : « oui, Monsieur». Faut pas déconner, c’est Apollinaire dont on parle, le fils spirituel de Verlaine ! Apollinaire, quoi ! L’ami de Picasso, Derain, Vlaminck ou Matisse !!!

Quel est ta plus grande fierté d’homme ?

N’avoir fait que des filles.

A cet instant, vers quelle tombe tu te diriges et pourquoi ?

Allons voir celle de Brel, je sais c’est un peu loin, mais paraît qu’il a une très belle vue sur celle de Gauguin.

Tu as écrit « Journal d’un proctologue et autres nouvelles », qui a rencontré un franc succès. Pourquoi un proctologue ?

Justement, pourquoi vouloir devenir proctologue ? Quel genre d’individu peut avoir, un jour, l’idée de faire ce métier ? Le livre est né de cette question.

(cliquer sur l’image pour en savoir plus)

Dans la langue française, qu’est ce qui te dérange le plus ?

La réforme de 90 qui a fichu un beau bazar dans une situation déjà bien assez complexe comme cela.

Quelle est la technologie d’écrivain dont tu ne peux plus te passer ?

Le traitement de texte et internet. Par contre, quand j’écris à la main, c’est au stylo plume et à l’encre bleue effaçable.

On passe là où repose Pierre Desproges. Ses cendres ont été directement mélangées à la terre, sans croix ni dalle, selon sa volonté. Une réaction ?

Je ne le savais pas, mais quand on sait comment il est mort, c’est assez cohérent.

Décris-moi ton environnement quand tu écris ?

La table du salon encombrée de bordel (il n’a pas d’autres mots) où trône l’écran de l’ordi, un bon vieux clavier et une souris filaires et la tour du PC qui ronronne à mes pieds.

Quel est l’endroit le plus insolite où tu as écrit ?

Il m’arrive souvent d’avoir une idée sous la douche, donc il m’arrive assez souvent d’écrire tout nu une phrase ou une page entière, tout dégoulinant, sur le premier morceau de papier venu, sur un coin de table.

Penses-tu que les lecteurs qui lisent en numérique sont des radins ?

Non, pas du tout ! Les lecteurs en numériques sont de gros lecteurs qui achètent beaucoup de livres papier ou numériques.

Si tu devais tenir un livre entre tes mains, là maintenant, tout de suite, ce serait lequel ?

Ce serait 21 nuances de voisinage, aux éditions Hélène Jacob. Je n’ai pas encore lu toutes les nouvelles. Peut-être y en a-t-il une qui traite du voisinage dans ce type de lieu ?

(cliquer sur l’image pour en savoir plus)

Ton dernier grand fou-rire ?

« Que ma joie demeure », le spectacle d’Alexandre Astier sur Bach. Ce gars est un génie, et je pèse mes mots.

Ta dernière larme versée ?

Une larme de porto.

Quels sont tes projets en écriture ?

Une nouvelle dans le prochain recueil collectif des EHJ en 2015 et un livre prévu début 2016. Mais il est un peu tôt pour parler de tout cela.

Un dernier détour avant de quitter le cimetière du Père Lachaise ?

Je te suis, je suis curieux de savoir ce que tu veux me faire découvrir.

Au fait tout va bien avec ton FAI ? 🙂

Ça y est, c’est arrangé, je crois que j’ai tout compris.

Question « àlacon »: un canard coiffé d’un béret basque entre dans la pièce où tu écris. Que dit-il ?

Ne reste pas dans ton coin. Je sais, c’est nul, mais question « àlacon » réponse « toutepourrie ».

Merci Hervé !

Retrouver toutes les infos au sujet d’Hervé Heurtebise en cliquant sur l’image.

Lois de Murphy – Aujourd’hui : la plage, le camping et la santé en vacances

Lois de Murphy – Aujourd’hui : la plage, le camping et la santé en vacances

Loi de Murphy : « tout ce qui peut mal tourner va mal tourner ».
Aujourd’hui : la plage, le camping et la santé en vacances.


La plage :
1/ Les sandwiches sont nécessairement au sable
2/ Les glaces aussi sont nécessairement au sable
3/ Même par 12°C de température ambiante, les enfants sont nécessairement dans l’eau
4/ Même par 12° C de température ambiante, les enfants veulent bouffer des glaces

Le camping :
Une tente possède deux états :
1/ le double toit fuit
2/ le tapis de sol est percé
3/ L’emplacement de votre tente est bosselé ou en pente
4/ Les autres emplacements sont proches des sanitaires
5/ La seule place sans sanitaires, ni bosse et autre problèmes de topographie, sera occupée par une colonie de fourmis

La santé :
1/ Dans un pays sous-développé, ne buvez pas l’eau.
2/ Dans un pays développé, ne respirez pas l’air.
3/ Dans une ville développée d’un pays sous-développé, ne buvez pas l’eau et ne respirez pas l’air

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