L’open-bar, oups blog de Marie-Pierre Bardou

L’open-bar, oups blog de Marie-Pierre Bardou

Vous arrive-t-il de tenir la chandelle ? Moi oui…

Il suffit d’être avec Marie-Pierre Bardou, au bar « Le Cactus » qui organise des soirées « café des langues » permettant aux gens de pratiquer des langues étrangères, voire d’en apprendre de nouvelles.

Il suffit que la belle Marie-Pierre tape dans l’œil d’un beau gosse qui ne parle qu’anglais. Captivé par l’auteur, il veut tout savoir d’elle.

Il suffit, tout en sirotant son Madiran, qu’elle se penche vers moi et me glisse :

— il est népalais

— Bien sûr qu’il n’est pas laid, il est même pas mal du tout !

— Dis, s’te plait, tu peux me traduire ?

(ND : mais quand même, je parle anglais, hein ! enfin, un peu avec les mains mais ça marche !^^)

Voilà, il suffit d’être une bonne copine pour tenir la chandelle,  mais il faut être une très bonne copine pour tenir la chandelle ET traduire en même temps.

C’est parti ! Profitez-en, notre jolie Marie-Pierre se « livre »…. Touché, Coulé…

Et puis tiens, puisqu’on est bien, là – les doigts de pieds en éventail et tout ça…– parlons de choses gaies et légères !

J’ai commencé à écrire à l’adolescence, pour cracher mon mal-être – rien d’original à ça. La mort de ma mère, quand j’étais toute petite, se rappelait à mon bon souvenir. J’avais fait l’impasse sur cet épisode ; à ma décharge, j’avais 8 ans quand elle est morte, pas vraiment l’âge où on peut accepter ce genre de truc.

Bon, c’est vraiment hilarant tout ça. Un peu de vin ?

C’est pour ça que j’ai commencé à écrire. Je vogue en permanence dans les histoires que je me construis – pas seulement quand j’écris ; je me raconte aussi des histoires pour m’endormir, mais c’est très délicat : il faut qu’elles soient assez intéressantes pour m’hypnotiser, mais pas trop non plus sinon je n’ai plus du tout envie de m’endormir parce que je veux savoir la suite – je te jure, ça m’arrive souvent ! 🙂

L’Heure du Tigre était un peu ma catharsis. Je l’ai écrit par à-coups, assez douloureusement d’ailleurs, même si je rigolais toute seule aussi avec mes jeux de mots idiots ! – oui, je me fais rire aussi toute seule, je suis une fille très indépendante.

Il était tout bancal, mal foutu, de très bonnes parties et puis d’autres, heu… ridicules.

J’ai sué sang et eau pour le rendre publiable ! J’y avais mis beaucoup trop de moi, je n’arrivais pas à trouver la distance avec mon personnage. Mais j’ai eu de l’aide, et j’y suis arrivée. Enfin, je crois.

Et puis, Dia Linn… Ah, Dia Linn ! Je dors, je mange, je rêve, je me douche Dia Linn, il est temps que ça s’arrête ! 🙂

L’idée de départ de Dia Linn, c’est : je veux un truc qui m’oblige à écrire vite, bien, beaucoup et longtemps, et qui me demande un taf de dingue.

Oui, oui, c’est vraiment ça !

Pour apprendre à écrire, il faut écrire – vite, bien, beaucoup et longtemps. Alors Dia Linn est mon parcours du combattant, mon challenge personnel.

Je me suis dit : qu’est-ce que tu aimes ?

L’histoire.

Faisons un machin historique.

Quel pays tu aimes ?

L’Irlande ?

Va pour les farfadets et la Guinness !

Je me suis demandé si j’arriverais à écrire un personnage masculin crédible – le Livre de Wyatt, check.

Je me suis demandé si j’arriverais à écrire sur la guerre et les combats – le livre 4, check.

Je me suis demandé si j’arriverais à construire un personnage vraiment sombre et torturé – le livre de Ryann… presque check, vu que mes lecteurs ne l’ont pas encore découvert ! 🙂

Enfin, tu vois le principe…

Et pour ce qui concerne les recherches historiques, la manière dont je procède, je suis maintenant bien rodée, une vraie petite machine ! ^^

Je commence par un plan assez sommaire : j’ai une idée générale de la trame, les époques ont été décidées dès le début de la saga. (Le 19e ; Irlande, Louisiane, le Far Ouest, la guerre de Sécession, la Prohibition, les années Kennedy, les années 70 puis, pour finir… Ah non, ça tu le découvriras plus tard ! :))

Et je commence à écrire, en farfouillant sur le net, en lisant des bouquins sur la période qui m’intéresse. Ça me donne des idées, des orientations, je creuse le plan, je l’affine jusqu’à ce qu’il soit super-détaillé.

Là j’attaque « vraiment ».

Par exemple, pour le tome 6 que je suis en train d’écrire, l’action se déroule en trois phases : le passé des persos, 1948-1950 ; puis de 1950 à 1957 ; et enfin de 1957 jusqu’à l’assassinat de Kennedy en 1963. Je vais en Australie, dans le Kerry en Irlande, à San Diego, à Belfast, en Louisiane, à Los Angeles, à Las Vegas… Pour chaque chapitre, je regarde des photos, je creuse un peu l’histoire du coin, le climat, ce genre de choses. Mais c’est tout.

J’écris sans tenir compte des anachronismes que je peux faire, c’est mon histoire qui compte. Une fois le bouquin écrit, je corrige, j’affine les éléments historiques.

Mon abonnement à la médiathèque est rentabilisé dès le 1er mois, je peux te le dire ! Ils me connaissent bien maintenant, et me voient arriver toutes les semaines avec ma petite liste… Sans compter les bouquins que je ne peux que consulter sur place, trop rares ou trop fragiles. J’adore ça ; j’ai l’impression d’être en quête… Je n’exploite que 10% des infos que je note, en fait !

Je fais aussi pas mal de recherches sur le net, c’est super quand je cherche des éléments précis – y-t-il eu un ouragan en Louisiane en 1957 ? Voui, il y en a eu un plutôt décoiffant et mortel, Audrey, il a tué plus de 500 personnes. J’y trouve aussi des pépites, qui me permettent d’orienter mes chapitres. Par exemple, toujours pour le tome 6 je voulais creuser du côté des descendants indiens de Wyatt, et je suis tombée sur une thèse portant sur les pensionnats américains pour les gamins indiens de 1940 à 1970, où ils les « civilisaient » de force. J’ai même les menus des cantines et les emplois du temps minute par minute ! C’est fou, tout circule sur la Toile maintenant, il suffit de creuser un peu…

L’idée donc, pour Dia Linn, c’était un challenge sur le long terme. Que j’en sorte différente, avec une écriture plus mûre, plus affirmée. Huit tomes, c’est du long terme, non ? 🙂

Un sacré long terme ! Merci Marie-Pierre.

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