Des livres et un combat… Pause tendresse

J’avais à coeur d’en parler…

De lever le voile sur l’auteur anti-morosité

Plus qu’un besoin, une nécessité…

Donner un peu de courage à mes compagnes d’infortune

Se serrer les coudes

J’ai alors choisi de me confier à Lila, sur sa terrasse.

Tendrement et tout en douceur,

Elle a su m’écouter, entendre les mots que je n’avais même pas prononcés.

lilasursaterrasse.fr

(il suffit de cliquer sur le lien)

Mon combat à moi

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Au bloc opératoire avec l’auteure Marie-Sophie KESTEMAN : interview décalée avec Marie-Pierre Bardou

Bloc opératoire, hôpital de Beaufays, Belgique. La jeune interne (et experte) Marie-Sophie Kesteman (dite MSK parce que c’est trop long), est penchée sur sa patiente Marie-Pierre Bardou (dite Mpi parce que c’est trop long aussi).

Par-dessus son épaule, avec sa bienveillance coutumière – ou son esprit retors – Kathy Dorl (c’est bien, c’est court) surveille attentivement les gestes de la jeune Belge en blouse verte, histoire de s’assurer qu’elle n’oublie aucun objet contondant dans le délicat organisme de Mpi.

  1. Kathy : Coucou MSK, pourquoi fait-il si froid dans un bloc opératoire ?

Mpi arrête de couiner, MSK tu devrais l’endormir tout de suite qu’on soit tranquilles.

Mpi : Mais heu !!! J’ai rien dit heuuuu ! Non, pas la piqureheuuuu !

MSK : Salut Kathy ! Parce que le chirurgien et le stagiaire en chirurgie sont des Pokémons de glace. Ils aiment pas trop le chaud. Et qu’on aime bien emmerder les patients ^-^

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  1. Mpi : MSK, déclare Mpi d’une voix pâteuse (rappelez-vous, je suis sous médoc, complètement shootée), est-ce que tu peux nous en dire plus sur tes créations littéraires d’adolescente ?

Ben oui, c’est le genre de questions qu’on pose quand on a les boyaux à l’air et qu’on voit des éléphants roses…

Kathy : bref, ton état normal…

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MSK : Des questions aussi sérieuses en étant shootée ? Si j’augmente encore un peu la dose d’anesthésiant, tu chantes la cucaracha ?

J’étais une adolescente très timide et je me réfugiais volontiers dans la littérature : Les poèmes, puis plus tard les romans. Je me sentais « inadéquate » dans la société.☺ Du coup, j’ai créé ma propre société, où je me sentais intégrée, acceptée, moi-même : L’Edénie.  Je me sentais tellement « hors sujet » que j’ai longtemps attendu ma lettre pour Poudlard. J’ai fini par me résigner… L’année dernière.

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Kathy : Allez, deux petites questions décalées : que sais-tu faire ce que peu de gens peuvent faire ?

Sauf casser les bonbons, c’est Mpi qui a la première place sur le podium.

Mpi : Arrête de parler de bouffe, beurk !

MSK : Mes genoux se plient vers l’arrière (comme tout le monde quoi), et vers l’avant ? 🙂

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  1. Kathy : Dieu créa la femme. T’aurais créé quoi, toi ?

Elle dort ?

Mpi : Nan, je dors pas ! Écarte ce truc de mon œil !

MSK : Une barre de chocolat qui a le goût du Kinder-surprise, ne s’épuise jamais, ne fait pas mal aux dents, fait maigrir et ressemble à une carotte (pour pas que ma mère m’engueule).

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  1. Mpi : Comment as-tu découvert les Editions EHJ ?

Au passage, si tu pouvais enlever ce truc brillant que tu as laissé traîner dans mon intestin grêle, tu serais bien urbaine…

Kathy : MSK, balance ta boîte à outils !

MSK : En fouillant sur le net. Ce que j’ai aimé dans les EHJ, c’est que leurs romans étaient difficilement accessibles en Belgique pour les librairies. Je n’ai aucune envie de mélanger ma carrière médicale et mon amour pour l’écriture.

  1. Mpi : Tu es bien installée aux EHJ ? Tu as tout ce qu’il te faut ?

(Café, croissant, conseils judicieux, aide d’urgence dans les situations de crise…)

Kathy : et patati et patata, quand on veut caresser dans le sens du poil, on prend un chat et pis c’est tout !

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MSK : Eh bien écoute, j’y suis si bien que je ne compte pas bouger de sitôt… Chuchotements : Le café j’aime pas ça, mais leurs croissants… j’en ai jamais vu la couleur. Je suis persuadée qu’ils se font des orgies culinaires entre boss EHJ.

  1. Kathy : Quel autre personnage de fiction aurais-tu aimé être et pourquoi ?

Non elle ne sont pas crétines mes questions, tu veux que je t’endorme à coups de pelle ?

Mpi : Tu profites honteusement de mon état de faiblesse temporaire… MSK, défends-moi !

MSK : Harry Potter ! Parce que lui, il l’a reçue, sa lettre de Poudlard ! Pistonné ! J’ai rêvé toute ma jeunesse du « monde de la magie », et je continue aujourd’hui d’en rêver.

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  1. Mpi : Parle-nous un peu de ta saga : combien de tomes ? Prévus pour quand ? Ça parlera de quoi ? On va pleurer ? De rage ? De tristesse ? De jalousie ?

Kathy : On croirait lire du Corneille  : Ô rage, Ô désespoir…

MSK : C’est une saga fantastique de 5 tomes qui a pour thème la bataille ancestrale qui doit opposer les Enfers au Paradis, les anges aux démons. C’est l’histoire d’une jeune humaine embarquée de force dans ce monde que les Hommes appellent « Paradis ». Elle va détester ce monde, s’y attacher, et tenter de le défendre. Est-ce que vous allez pleurer ? Je ne sais pas… Mais moi j’ai pleuré en l’écrivant. De joie et de tristesse. De rage et de désespoir.

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

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  1. Mpi : Est-ce que tes romans sont inspirés de ton univers professionnels ?

Non, parce que si c’est le cas, pour les dialogues c’est relou vu qu’un des deux protagonistes est dans les vapes… Il faut sacrément maîtriser l’art du monologue !

Kathy : je n’ose même pas imaginer ton débit quand tu n’es pas dans les vapes…

MSK : Comme je passe 87% de mon temps à l’hôpital et 13% à dormir… Je dirais que oui. La plupart de mes personnages sont directement inspirés de patients que j’ai rencontrés, de leurs histoires, de leurs malheurs…

  1. Kathy : Parle-nous de ton premier roman « Le Chirurgien » oups pardon « Le Livreur ». Bon c’est un peu pareil, on les attend tous les deux J. Comment t’es venue l’idée pour le moins originale de ce roman ?

Non Mpi, ne réponds pas, ce n’est pas à toi que je pose la question (pfiou les effets des calmants sont surprenants chez elle)

Mpi : Mais je suis là, mouah ! Eh oh, Y’a quelqu’un ?

MSK : Je fais beaucoup de baby-sitting. Un soir, alors que les enfants dormaient, je regardais un film qui racontait l’histoire d’un « père Noël secret » qui déposait des sucreries pour les employés de son entreprise. J’ai alors pensé que les légendes de « père Noël » et « Saint Nicolas » étaient les plus belles qui puissent exister. Vous vous souvenez de l’excitation qui s’emparait de vous quand vous découvriez vos cadeaux un matin. Moi, ça me procurait des frissons. Je me suis dite ce soir-là que je donnerais tout pour croire à nouveau à une de ces légendes. C’est comme ça que « Le Livreur » est né. J’ai voulu créer un conte qui avait la même saveur. Qui procurait les mêmes frissons.

(Cliquez sur l’image pour en savoir plus)

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  1. Mpi : De quoi as-tu toujours rêvé depuis ton enfance ? Faire le tour de la terre, sauver le monde de la famine, battre le record de vitesse d’engloutissage du Nutella, militer pour la sauvegarde du Minioptère de Schreibers ? Dis-nous en un peu plus sur les désirs secrets de la jeune MSK…

Kathy : elle nous refait un remake d’ «Hélène et les garçons » *soupirs*…

MSK : De pouvoir rendre les gens heureux. Je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir, et d’être impuissante… D’où ma vocation.

Mpi : d’un coup, j’ai l’air très cruche avec mon Nutella… *soupir*…

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  1. Kathy : Où trouves-tu le temps d’écrire ? Comment t’organises-tu avec tes études de futur médecin ?

Mpi ,on fait le canard, sinon j’appuie sur la petite pédale et tu vas te retrouver coincée comme une saucisse dans un hot-dog.

Mpi : Mais t’es obsédée par la bouffe, toi ! Beurk, je te rappelle que j’ai les tripes à l’air, là !

MSK : Je suis un oiseau nocturne. Une chouette (Parce que c’est classe une chouette). Je suis totalement improductive entre 8h et 23h. Mais entre 00h00 et 5h00… Sinon, j’écris partout. Surtout là où je ne devrais pas : En cours, aux fêtes de famille…

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  1. Mpi : Préfères-tu manier le stylo ou le scalpel ?

Et paf ! Elle est pas mal, celle-là, non ?

Cathy : Je peux tester le scalpel ? Sur Mpi ? Un petit bout ? Un tout petit, un piercing dans l’oreille ou le nombril ? Non ? Bon, Ok.

MSK : Le stylo ! Le scalpel, j’adore, mais mon genou droit beaucoup moins. Un jour, en cours de dissection humaine, une amie a laissé tomber son scalpel sur mon genou : 7 points de sutures et une cicatrice de 6 cm. Quand on me demande, je dis qu’un T-Rex m’a mordue. ^-^

  1. Mpi : Et pour finir (parce que de toute façon, il a eu la main lourde, ton anesthésiste … je suis de plus en plus pâteuse !) si tu pouvais me réciter quelques-uns de tes vers enfiévrés d’adolescente, ça m’aiderait grandement à m’endormir… Allez, quoi, sois chou !

Kathy : Y’a une issue de secours dans les blocs opératoires ?

MSK : Bon… Je m’apprête à me taper une honte intergalactique. Soyez indulgents : je sortais  d’un rupture amoureuse terrible ! Et vous savez comme les adolescents y sont sensibles !

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« Je suis à la fenêtre à guetter, comme tous les samedis soirs, une silhouette emmitouflée d’un grand manteau noir qui depuis 2 mois déjà ne vient plus vers moi. Je suis devenue aveugle à t’avoir trop guetté quand l’ombre de la nuit noire venait sur moi se poser. Le marchand de sable semble m’avoir oubliée quand le samedi soir je guette tes pas dans l’allée. Mais jamais au grand jamais je ne les ai entendus résonner. Le doux toucher de tes lèvres je l’ai oublié. Oh pourquoi, mon tendre amour, m’as-tu donc laissée ? »

Mpi : Mais c’est très beau ! Kathy, arrête de pleurer, ou au moins prends un kleenex stp !

Kathy : Je ne pleure pas, c’est une crise d’allergie.

  1. Kathy : Un selfie, on veut un selfie !!

Non pas avec Mpi, elle n’est pas à son avantage, après elle va râler, laissons-la pour l’instant découvrir tes « Chroniques Célestes » dans les bras de Morphée.

Mpi : Mais je veux être sur le selfie, je veux être sur le selfie ! Même avec une blouse verte immonde qui te couvre même pas les fesses ! Enfin évite de zoomer là, hein, quand même…

MSK : Avant toute chose, cette photo mérite une explication. Avec ma meilleure amie, nous avons une tradition : « La photo étrange du mardi ». Nous nous échangeons tous les mardis une photo « bizarre ». C’est une de ces photos.

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Sur cette dernière note d’une extrême délicatesse (n’est-ce pas ?) nous remercions chaleureusement MSK dite Le Hibou (ou La Chouette ? Bon, on s’en fiche !) d’avoir eu l’amabilité de supporter notre semi-hystérie et de s’être prêtée au jeu !Mais avec un scalpel en main, ben ça aide un poil à se faire respecter, quand même… 🙂

Retrouvez toute l’actualité de Marie-Sophie sur le site des Editions Hélène Jacob

« Le clan du sanglier » Chroniques de la cité d’Arenjun

le clan du sanglierAujourd’hui l’humour reçoit la Fantasy. Je suis ravie de vous présenter Olivier Walter et Stéphane Lesieur, auteurs du livre premier des chroniques de la cité d’Arenjun : « Le clan du sanglier » aux Editions Hélène Jacob dont la sortie officielle est le 25 mai 2015, mais d’ores et déjà disponible en précommande sur Amazon.

J’espère qu’ils laisseront leurs armes et boucliers à l’entrée ainsi que Kasim, le légendaire guerrier nain, et Serpent, l’Archimage maître de la Tour : ils ne m’inspirent pas confiance ces deux-là 🙂

 

Bonjour Olivier et Stéphane, bienvenue !

Parlez-nous de votre livre : Le clan du sanglier :

Olivier :

Pas simple de parler d’histoires présentes dans nos têtes depuis si longtemps, comme si elles vivaient leur vie par elles même…

Le clan du sanglier (ou « la quête » pour moi), est mon premier roman chez Hélène Jacob, mais il n’est pas ma première histoire. C’est le hasard qui a amené ce livre à sortir en premier. Le clan du sanglier raconte l’histoire d’un groupe de jeunes adultes, dont la première rencontre est liée à la fête du printemps, au retour des beaux jours et des nouvelles alliances de leurs tribus. Évidemment, les choses ne vont pas être simples, et cette histoire marque le début d’une histoire bien plus longue, d’une compréhension d’un univers très lié à notre terre actuelle, mais dans un futur très lointain.

L’idée de ce livre, et de tous les livres qui suivront, est lié à ce que nous cherchons à donner aux lecteurs : la nostalgie. Nostalgie d’une histoire, de personnages rencontrés, d’un temps passé avec eux. Comment faire pour que ceux qui se plongent dans l’histoire y retrouvent leurs propres sentiments, leurs propres histoires. Pas simple, surtout que notre monde est dit « fantastique »…

Stéphane :

Le clan du sanglier est mon premier roman. J’ai toujours aimé écrire, c’est-à-dire polir et travailler mes textes, pour qu’ils soient les plus naturels et les plus fluides possibles. Mais à la différence d’Olivier je n’ai jamais eu d’histoires à raconter ; j’ai toujours eu besoin de travailler sur un matériel préexistant.

Comment êtes-vous venus à l’écriture. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Olivier :

Depuis le temps que je voulais faire sortir les histoires de ma tête… Tout commence à notre adolescence et la découverte des jeux de rôles ! La science-fiction, les voyages dans l’espace, mon rêve et ma passion. Mais étrangement, c’est l’héroic fantasy qui va prendre le plus de place. Stéphane et moi, de joueurs, passons très vite à « Maître du jeux ». Pourquoi ? L’envie de faire rêver les autres, de les amener dans d’autres mondes, qu’ils racontent nos histoires, leurs aventures. Et pour cela, nous y passons des heures.

Pour ma part, je mêle le dessin aux histoires pour les rendre plus réelles, je lis des dictionnaires, je m’intéresse à l’architecture au moyen âge, à la vie des gens, à la vie tout court…. Et puis, notre vie de travail va prendre le dessus, nous jouons de moins en moins, mais les histoires continuent de vivre dans ma tête. Je sais qu’il va falloir les écrire. Il faudra attendre 2006, ou ma vie va basculer de l’imaginaire dans le réel.

Je suis architecte (DPLG), passionné par le spatial (que j’enseigne), et on va me proposer de partir dans le désert de l’Utah pour faire une expérience de vie sur Mars pendant deux semaines… On ne peut imaginer comment une telle expérience nous change en profondeur, mais il a fallu exorciser cela. Alors, un soir de retrouvailles avec l’équipage, j’ai commencé à dessiner, puis à raconter. Il a fallu deux ans de travail pour sortir mon premier livre, un carnet de voyage, « entre la Terre et Mars », avec mon associé Pierre Brulhet. Il est aussi architecte, et écrivain, et au final, c’est lui qui va me décider à écrire.

C’est sur mon téléphone portable que l’aventure commence vraiment, à l’époque. Je passe deux heures dans les transports et plutôt que de perdre mon temps à jouer ou à lire, je décide de raconter mes histoires comme elles viennent. Cela devient tellement facile, que je deviens incapable de m’arrêter. Le clan du sanglier est ma quatrième histoire. La première version est écrite en trois mois, mais c’est pour la mise en forme finale que j’ai du mal… Impossible de me relire. C’est à l’occasion d’un voyage à Moscou pour aller voir Stéphane, que je vais lui montrer mes écris, et lui parler de mon envie de faire la route en commun. La suite, il peut la raconter lui-même.

Stéphane :

Quand j’ai eu en main le texte d’Olivier, je me suis senti comme en possession d’un diamant brut : il n’y avait plus qu’à le tailler avec délicatesse pour en révéler tous l’éclat  ! Très vite, nous avons compris à quel point nous étions complémentaires tous les deux. Notre vieille amitié a fait le reste, et nous avons rapidement su trouver la bonne méthode de travail pour progresser avec force et vigueur et arriver au résultat final.

Écrire de l’héroic-fantasy est le prolongement naturel à une passion que nous avions partagé au lycée. Mais cela nous permet aussi d’aborder sous un angle décalé d’autres sujets, de faire passer un certain nombre de messages.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Olivier :

Finir ce qui est commencé ! Mais il y a aussi des livres de science fiction, des histoires d’amour « contemporaines », des histoires, des histoires….

Le fait de se retrouver au sein des éditions HJ est aussi une chance réelle, avec une équipe et des auteurs motivants.

Stéphane :

Olivier travaille d’arrache-pied à la suite du « clan du sanglier », qui reprend l’histoire là où nous la laissons dans cette fameuse auberge ; nous nous sommes mis d’accord sur la trame générale de l’histoire, et j’attends avec impatience de pouvoir lire les premières épreuves pour apporter ma pierre à ce deuxième ouvrage. En attendant je travaille une autre de nos histoires, « le nécromant » ; quelques extraits sont déjà disponibles sur notre blog. Et après il y aura aussi les colonnes naines, le serviteur de la déesse, et puis l’histoire des maitres verriers et des barons marchands de la cité des brisants. Bref, nous avons du pain sur la planche !

Merci Olivier et Stéphane d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, et bonne route au Clan du sanglier !

Retrouvez toute l’actualité des Chroniques de la cité d’Arenjun sur leur blog et leur page facebook et n’hésitez pas à pré-commander dès aujourd’hui le clan du sanglier !

(il suffit de cliquer sur les images)

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Dargons-2lenain

Déjeuner « A l’ombre du soleil » avec Amy Alex

Pour la nouvelle année, je déjeune avec Amy Alex auteur de « A l’ombre du soleil » aux Editions Hélène Jacob. D’ailleurs est-elle à l’heure ? En avance ? Ou toujours en retard ?

Toujours à l’heure et même 5 mn à l’avance. « La ponctualité est la politesse des rois ».

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– Tu as tendance à faire facilement la bise, prendre les gens dans tes bras ou serrer la main ?

Les 3. Tout dépend des personnes rencontrées.

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– Tu t’affales sur ton siège en te débarrassant de tes lourds sacs remplis de « on ne sait quoi »(genre t’es une tortue qui se balade avec sa maison) en te foutant du « qu’en dira-t-on ? Tu poses délicatement ton fessier en souriant à gauche et à droite ?  Autre attitude ? T’en as encore des questions cons Kathy ? (c’est une option à ne pas négliger)

Oui, t’en a beaucoup d’autres comme ça ?

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– Tu fumes ? Si oui, tu dégaines ton tabac et papier à rouler ? Ton paquet de blondes/brunes ? Tu gueules parce qu’il n’y a pas de cendar ? (On est dehors, je précise, nous déjeunons en terrasse) Tu ne fumes pas : tu plantes un scandale au fumeur de Havane attablé à côté de nous ? Tu t’en fiches ? Que tu fumes ou pas : serais-tu prête à remonter les bretelles à la nana enceinte jusqu’aux yeux qui s’en grille une ?

Je ne fume pas, je n’emmerde pas les fumeurs mais je tremble de peur en voyant mes enfants se ruiner la santé avec cette saloperie. Dommage pour le bébé de la future maman mais je ne m’en mêle pas, si je n’ai pas réussi avec mes enfants …

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– Apéro, tu prends quoi ?

Whisky ! Jack Daniels de préférence s’il te plait.

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– Avant de démarrer l’interview, je souhaiterais savoir ce que tu as fait ce matin ? (Le « Et je t’en pose des questions àlacon moi ? est une réponse probable aussi)

Me rappelle plus ! Petit déj, pipi, popo, douche … c’est une question à la con !

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– Quel est ton sujet favori en société, enfin je précise, lors d’une soirée raclette entre potes ?

Les vacances. Des anecdotes rigolotes.  Le dernier spectacle de Florent Foresti ou le concert des Enfoirés.

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– Le sujet qui te met facilement en colère ? (mais très facilement)

Les commérages.

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– Le trait de caractère de tes contemporains que tu détestes ? Celui que tu préfères ?

Râleurs, jamais contents … mais ils disent ce qu’ils pensent.

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– Ton tic ? ou T.O.C ?

Je sais pas. Je sais pas. Je sais pas. 

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– Ton plus gros défaut ? (tu peux consulter tes proches, c’est vivement recommandé). Ta grande qualité ? (même suggestion que précédemment, s’ils en trouvent pas), ne leur colle pas une droite tout de suite.

Aucun. Aucune.

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– Faut commander ! Le serveur s’impatiente ! Tu manges quoi ?

Une salade océane avec saumon fumé et crevettes.

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– Ca fait une heure qu’on est ensemble et encore aucune question sur l’auteur. Tu restes zen ? Tu détestes les troquets et t’en as marre ? Tu restes, t’as pas trop le choix et t’aime pas faire de la peine ? Autre option ?

J’ai bossé pendant 42 ans, aujourd’hui je n’ai plus ni contrainte d’horaire ni de relationnel. Je ne suis pas pressé c’est un luxe que je savoure. Je fais CE QUE JE VEUX, QUAND JE VEUX, COMME JE VEUX et j’adore ça! Allez hop : question suivante ?

QUESTION

– Comment « A l’ombre du soleil » est né ?

L’affaire du petit Grégory. Un juge d’instruction nul, influencé par le déchainement médiatique. Une famille torturée pendant des années. C’est en quelque sorte un hommage à Christine Villemin. (Sans qu’elle le sache).

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

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– Dans quelles conditions écris-tu ? Le silence complet ? La compagnie créole à fond dans les oreilles ?

Dans le silence ou avec de la musique classique.

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– Où trouves-tu ton inspiration ?

Dans la vie de tous les jours, dans mes souvenirs.

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– Comment vis-tu avec tes personnages ? Ce sont tes potes ? Tes bébés ? Ils sont toi ?

Je m’attache à la plupart d’entre eux. Je leur donne un peu de moi, de mes sentiments et de mes pensées.

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– Tes réactions quand tu as été acceptée au comité de lecture puis publiée ?

Très heureuse. J’ai mis un peu de temps avant de réaliser.

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– Dessert et café ? Ou juste café ? Si dessert, lequel ?

Juste café merci.

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– La ville de Grasse tient une place importante dans ton roman, pourquoi et peux-tu nous en dire plus ?

J’avais 4 ans quand nos parents ont acheté la maison. Grasse est devenu notre point d’ancrage entre 2 séjours à l’étranger. J’avais 17 ans quand on est rentré définitivement. J’ai rencontré Alex cette même année … je vis à Grasse, mes enfants y sont nés, nos parents y reposent : c’est chez moi.

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– D’autres projets d’écriture ?

Un roman policier en cours.

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– Ton ou tes auteurs préférés ?

Plutôt des livres phares :

La nuit des temps de Barjavel

Da Vinci Code de Dan Brown (qui a réussi à ébranler ma foi)

Plus récemment, des livres d’une jeune auteure : Kathy Dorl.

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— Tes bonnes résolutions pour l’année 2015 ?

Profiter de tout ce que la vie voudra bien m’offrir.

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– Un mot, un coup de cœur, un coup de gueule, une envie de pipi avant l’addition ?

Merci pour ce bon moment Kathy (sans référence aucune avec la Trierw… machin !) C’était sympa. C’est toi qui paie ?

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Retrouvez toute l’actualité d’Amy Alex sur sa page facebook

(il suffit de cliquer sur l’image)

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Avec le duo d’auteurs M.I.A ainsi que Gaël Rozaire, conseiller éditorial aux Éditions Hélène Jacob pour un « Pierre, Feuille, Ciseaux »

Aujourd’hui, je reçois Hélène Jacob et Sébastien Cerise, un duo d’auteurs particulier puisqu’ils rédigent ensemble à 1 500 km de distance ! Sous le pseudo de M.I.A (Missing in action) ils ont signé leur premier roman Rémoras en février 2012, suivi d’une longue nouvelle « La Trappe » et enfin une trilogie « La Faille » dont le troisième tome vient de sortir « La Faille 3 – L’espoir de Victor ».

(leur page facebook -cliquez sur l’image)

MIA

Plus de 15 000 copies de leurs ouvrages ont été vendues à octobre 2014 !

Il me fallait retenir l’attention de ce duo de choc, aux multiples activités, qui ne tient jamais en place 🙂

Aussi j’ai décidé d’intégrer une partie de « Pierre, Feuille, Ciseaux » en 12 points à l’interview.

 

PIERRE

Bonjour Hélène et Sébastien ! Merci de jouer le jeu !

1/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Je m’étais promis d’utiliser la technique du « je réponds la même chose à chaque fois pour l’embrouiller et le battre à plates coutures », mais comme je sais qu’il va faire pareil de son côté, je tente la feinte… et je réponds « Ciseaux »

Seb : Hello ! Ciseaux ! Et une rime, c’est cadeau ! 🙂

Résultats : 0 partout, ça commence bien ! 🙂

Comment vous êtes-vous connus ? Et comment vous est-il venu l’idée d’écrire ensemble ?

LN : Nous avons commencé à travailler ensemble il y a presque dix ans, en collaborant sur des guides pratiques et des commandes de copywriting que Seb avait besoin de « sous-traiter » à quelqu’un de fiable, car il était débordé. Tout ça s’est étendu à divers projets parallèles et complémentaires, en webmastering notamment. Apparemment, vu notre bilan des années plus tard, je dois donc être fiable ! ^_^ Nous sommes passés à notre premier projet de fiction en 2010, pour aller encore plus loin dans cette collaboration ultra-productive où l’amitié est venue rapidement s’ajouter… et parce que nous débordons d’idées et qu’il serait dommage de les jeter.

Seb : Il y a quelques années, je recherchais des rédacteurs pour des guides pratiques. J’ai lancé un recrutement sur une plateforme Web dont je ne me rappelle plus le nom. La personne que j’ai sélectionnée était Mpi ! L’affaire se développant, je le mentionnais à Mpi, qui me parle de sa meilleure amie, Hélène… Bam, c’est le drame !

En ce qui concerne l’écriture de fiction, j’avais une idée en tête, mais je ne me sentais pas les épaules et les compétences dans le domaine de l’écriture de fiction pour le faire seul, j’en ai donc parlé à Hélène. 1 an plus tard, on accouchait de Rémoras.

ACCOUCHEMENT

2/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre.

Seb : Feuille.

Résultats : 1 point pour Seb !

Une question me brûle les lèvres, comment procédez-vous pour écrire ensemble à 1 500 km de distance ? Chacun écrit un chapitre ? L’un a l’histoire en tête et l’autre la couche sur papier ? Dites-moi tout !

LN : Sur nos premiers livres, nous concevions tout ensemble, puis j’écrivais, car la fiction reste mon genre de prédilection par défaut, alors que Seb était plus attaché à l’écriture marketing sur nos autres travaux hors fiction. Pour la nouvelle faisant partie du recueil EHJ « 21 nuances de voisinage », j’ai réussi à le convaincre de ne plus avoir peur de moi et de mon jugement (là, je sais qu’il est mort de rire en lisant ça…) Blague à part, il a sauté le pas avec brio et pour « Max », notre nouveau titre en cours d’écriture, Seb écrit un chapitre dans chacune des 7 parties. Pour ce qui est de l’organisation, c’est facile avec l’habitude : on se fait totalement confiance, on prépare tout en amont, on tient une réunion Skype de quelques heures tous les mardis soir en parallèle de nos emails quotidiens, et on fait tout ça dans la bonne humeur.

Seb : C’est une alchimie complexe, mais en gros, l’un de nous a une idée, on en débat pendant des heures, chapitre par chapitre, mais c’est Hélène qui écrit, car je n’ai pas la moitié du dixième de son talent en la matière. Récemment, les choses se sont un peu compliquées, mais Hélène reste la maîtresse-plume.

SKYPE

3/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Feuille.

Seb : Pierre.

Résultats : 1 point partout !

Vous avez vendu plus de 15 000 copies de vos ouvrages. Comment expliquez-vous ce succès ?

LN : Une com ultra soutenue sur « Rémoras » à ses débuts, beaucoup d’articles d’information offerts gracieusement sur le Blog M.I.A, ce qui a créé beaucoup de trafic en peu de temps, un enthousiasme communicatif… et peut-être des livres qui présentent assez de qualités pour donner envie à leurs lecteurs de se passer le mot spontanément. Ah oui, et ne pas oublier que nous sommes éminemment sympathiques (j’adore caser cette phrase !)

Seb : On est hyper sympas ! Bon, ce n’est peut-être pas suffisant… Sans doute que le fait qu’on soit des tiques en marketing aide, on pique tout ce qui remue et on harcèle allègrement.

COMMUNICATION

4/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre

Seb : Ciseaux.

Résultats : 2 points pour Hélène, 1 point pour Seb !

Avez-vous d’autres projets d’écritures ? Qui est Max ? Les bruits de couloirs ne m’échappent pas 🙂

LN : Le projet « Max » est pour le moment classé « secret défense » et les premiers informés seront nos abonnés à la newsletter M.I.A, qui découvriront le début du livre avec quelques mois d’avance sur les autres. Disons que les petites natures devront peut-être s’abstenir (spéciale dédicace à Mélanie et Manu, qui se reconnaîtront) et que « Max » sera un thriller fantastique d’épouvante si l’on veut dire les choses précisément (eh oui, on ne fait pas les choses à moitié !)

Seb : On a en permanence de nouveaux projets d’écriture. Max ? Connais pas… 😉

MAX

5/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Seb : Feuille.

Résultats : Et 3 points pour Hélène, toujours 1 point pour Seb !

Vous est-il arrivé de ne pas être d’accord pendant l’écriture d’un de vos romans ? Dans ce cas, que se passe-t-il ? Vous tirez à la courte paille ? Vous vous faites la tronche jusqu’à ce que l’un de vous cède ?

LN : La seule chose qu’on peut être amenés à tirer au sort, c’est le sujet du prochain livre, quand on a trop d’idées ou de concepts. Sinon, non, pas un début de malaise à se mettre sous la dent, désolée de décevoir tout le monde. Notre collaboration est sans doute super ennuyeuse, vue de l’extérieur… J’ai écrit un article à ce sujet sur le blog M.I.A, il a quelques semaines, où nous analysons le « pourquoi cette sérénité ? », justement.

Seb : Jamais ! On prend les décisions ensemble, on débat et celui qui a la meilleure idée gagne, naturellement, juste parce que l’idée est bonne. Pas de place pour l’ego ici, M.I.A prime sur LN et Seb. La tronche, c’est quelque chose qui nous est étranger, que ce soit pour M.I.A ou les nombreux autres projets communs, pas une seule fois.

 ENTENTE

6/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre

Seb : Pierre.

Résultats : toujours 3 points pour Hélène, 1 point pour Seb.

Vos lecteurs ont créé un groupe sur Facebook intitulé « Groupe de soutien pour les lecteurs traumatisés du duo M.I.A » :). Une explication à cette rébellion ? lol

LN : Comme je le dis plus haut… petites natures, les filles, très petites natures ! Sinon, cette idée est excellente, ça fait gamberger les gens qui ne nous ont pas encore lus, donc c’est parfait. Un auteur qui ne suscite pas de réactions finit dépressif… Nous sommes ravis de voir que M.I.A laisse rarement les lecteurs indifférents. 🙂

Seb : Des couineuses ! : D Nos lecteurs sont justes formidables, on les adore et ils nous le rendent bien ! Je pense qu’ils vont adorer Max ! Qui ? Max ! C’est qui Max ? Sais pas…

 (Il suffit de cliquer sur l’image pour découvrir ce fameux groupe)GROUPE SOUTIEN

 7/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Seb : Ciseaux.

Résultats : toujours 3 points pour Hélène, 1 point pour Seb.

Question incontournable. Comment voyez-vous l’avenir de la lecture numérique ?

LN : Comme un grand terrain vierge chez les francophones, avec un potentiel énorme et des tas de possibilités à inventer ou explorer sur les plans à la fois littéraire et technique. Il faudra par contre encadrer de nombreux aspects légaux et économiques pour qu’il se développe harmonieusement vis-à-vis de tous ses acteurs, notamment les auteurs. Cet aspect « tout est à créer » est très excitant pour des auteurs/éditeurs.

Seb : Merde alors, j’ai oublié ma boule de cristal… Franchement, je pense qu’elle ne fera que se développer. Il suffit maintenant de peu en francophonie, un ou deux gros éditeurs qui prennent le virage et ce sera vraiment parti !

(boule de cristal ?) 

Image de prévisualisation YouTube

8/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Feuille

Seb : Feuille.

Résultats : vous me dites quand vous voulez jouer hein ? Toujours 3 points pour Hélène, 1 point pour Seb.

J’ai lu que vous alliez bientôt dédicacer vos livres numériques ? Est-ce possible ? Pouvez-vous m’en dire plus ? (Vous pouvez me répondre non, mais bon, ce serait moins intéressant pour l’interview) 🙂

LN : Oui, c’est déjà lancé, puisque nous avons dédicacé plusieurs livres cette semaine. C’est une magnifique avancée et je laisse Seb en parler puisqu’il est notre premier relais avec Dedee et son concepteur, notre ami Éric, que je remercie encore pour sa confiance et notre partenariat.

Seb : Grâce à un partenariat avec notre pote Éric Lequien, créateur de Dedee, la dédicace numérique est effectivement possible. Le logiciel n’est pas encore commercialisé mais nous y avons déjà accès, et les lecteurs de M.I.A semblent aimer. Au même titre que nos collègues et néanmoins amis auteurs.

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

 dedee

9/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Seb : Pierre.

Résultats : Seb fait une belle remontée ! 3 points pour Hélène, 2 points pour Seb !

Vous êtes également les co-fondateurs des Éditions Hélène Jacob depuis 2012. Vous n’arrêtez donc jamais ? Quelques mots sur EHJ ? Tiens au fait quel a été votre premier auteur ?

LN : Non, nous n’arrêtons pas, effectivement ! Les projets sont notre moteur permanent et il est incroyablement satisfaisant d’entreprendre sans cesse comme nous le faisons. Nous sommes très fiers d’EHJ, de ses auteurs et de ses résultats en l’espace d’un peu plus de deux ans. C’est une aventure parfois épuisante, mais extraordinaire. Et ce n’est que le début… 🙂 Quant à notre premier auteur signé, ce fut l’incontournable Marie-Pierre Bardou, qui a parié sur l’amitié de longue date qui nous lie, elle et moi, et sur la confiance qu’elle avait en notre projet et nos idées.

Seb : On se reposera quand on sera mort, à ce que j’en sais, on aura le temps… : D

Nous avons décidé de créer EHJ avec notre compère Gaël Rozaire pour aider les autres auteurs à publier leurs livres en numérique. En gros, appliquer la méthode M.I.A à d’autres.

Notre premier auteur : M.I.A, indeed !

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10/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Feuille

Seb : Ciseaux.

Résultats : une remontée spectaculaire de Sébastien : 3 points partout

Dans vos activités de maison d’édition, quelles ont été vos plus grandes joies, vos plus grandes déceptions ?

LN : Les plus grandes joies découlent de rencontres et de textes surprenants de la part de nos auteurs, ainsi que de formidables ventes pour certains titres. Les plus grandes déceptions sont venues de grosses incompréhensions avec quelques personnes et d’une impression d’ingratitude. Mais ça reste à la marge et globalement nous sommes très contents.

Le plus satisfaisant est sans doute de pouvoir travailler comme « en famille », Gaël (avec qui Seb et moi travaillions depuis 2011 dans le cadre de nos activités « alimentaires ») étant venu compléter le trio de fondateurs à merveille, puis Mélanie, Cathy et MPi. Travailler au quotidien avec des gens qu’on aime, ça permet de compenser sans peine les moments où le planning devient fou.

J’aimerais préciser que ce qui est sans doute le plus gratifiant, c’est l’incroyable dynamique qui s’est créée dans l’équipe étendue en l’espace de quelques mois : nous étions 3 en août 2012 et EHJ représente aujourd’hui plus de 100 personnes qui contribuent activement à sa croissance… le tout, bénévolement. J’avoue que cet enthousiasme spontané, même si nous l’avons transmis du mieux possible au début, me bluffe chaque jour.

Seb : Ma plus grande joie est de voir la maison croître de mois en mois. Pour les déceptions, j’utilise mon joker, je ne veux blesser personne. Enfin, ce n’est pas que je ne veux pas, j’adore ça mais juste pas le temps de polémiquer.

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11/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Seb : Feuille.

Résultats : c’est très serré ! 4 points pour Hélène, 3 points pour Seb !

Petite question pour mieux vous connaître. Quelle est la qualité que vous admirez et le défaut que vous détestez le plus chez nos contemporains ?

LN : J’admire l’engagement sous toutes ses formes et je hais l’intolérance.

Seb : La loyauté est pour moi le plus important. Le défaut que je déteste est son corollaire, la déloyauté. Elle me donne des envies de meurtres.

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12/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre

Seb : Pierre

Résultats : toujours 4 pour Hélène et 3 points pour Seb !

Une petite dernière : quel est votre auteur préféré ?

LN : Ouh, c’est dur !!! Tout réduire à un seul relève de l’impossible. Mais je vais citer un de mes favoris, pour la perfection de son propos et de son style : Henning Mankell.

Seb : Question difficile, comment n’en choisir qu’un… Comme j’ai déjà utilisé mon joker, je vais dire Dan Simmons, pour l’échiquier du mal.

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Malgré un match serré la gagnante de « Pierre, Feuille Ciseaux » est Hélène !… Mais le jeu n’est pas fini, un match en 5 points va opposer notre gagnante à Gaël Rozaire, conseiller éditorial des Éditions Hélène Jacob qui vient de nous rejoindre.

(Hélène ou la station MIR, vaut mieux éviter qu’elle ne te tombe dessus)

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Bonjour Gaël !

1/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Gaël : Pierre

Résultats : 1 point pour Gaël !

C’est vraiment un plaisir de te recevoir sur mon blog. Tu es conseiller éditorial chez EHJ. Même question que pour Hélène et Sébastien, quelles ont été tes plus grandes joies et tes plus grandes déceptions dans ton activité de conseiller ?

Tout le plaisir est partagé. C’est avec une certaine appréhension que j’ai accepté cette invitation, redoutant de devoir me dévoiler, l’accueil en fanfare, avec mignardises surgelées et mousseux tiède. Ouf, mon estomac est soulagé.

Je vais rester très mesuré en disant que je n’ai pas connu de grandes joies ni de grandes peines. Je n’aime pas regarder le passé, voilà pourquoi je ne comprends rien aux livres d’Éric Zemmour.

Le conseiller éditorial, c’est celui qui fait le lien entre l’auteur et l’éditeur. L’écrivain a tendance à vénérer l’éditeur en croyant, à tort, qu’il a tous pouvoir de décision et considère le conseiller éditorial comme quelqu’un de secondaire, bon qu’à répondre à quelques questions insignifiantes. En réalité, sans conseiller éditorial, il n’y a plus de relation auteur-éditeur puisque l’un des maillons de la chaîne est manquant. L’auteur serait donc face à un GPS sans carte…

Dans une maison d’édition, il n’y a jamais eu Dieu le Père et ses disciples. Il y a surtout peu d’hommes et beaucoup de femmes (vous avez dit parité ?) qui ont des rôles bien définis, et le conseiller éditorial est là pour traduire à l’auteur toute cette orchestration.

As-tu lu le discours de Modiano pour sa remise du prix Nobel ? Magnifique ! L’as-tu écouté ? Incompréhensible ! C’est aussi ça le rôle d’un conseiller éditorial, prendre par la main un auteur et le rassurer, lui dire que tout se passera bien…

Tu es en train de te dire C’est bien beau tout ça, mais tu ne réponds pas à ma question ! Ce que femme veut… Je m’exécute alors. 🙂

J’ai eu grand plaisir à rencontrer beaucoup de gens, d’horizons totalement différents, avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger. Dans un monde où l’égoïsme et l’individualisme sont rois, j’en reste encore bouche bée. Se nourrir de l’expérience des autres est très enrichissant pour moi, ça me permet d’avancer et parfois même de me remettre en question. Comme dirait l’autre, il n’y a que le con qui ne change pas d’avis. Aussi, j’ai gagné en confiance en moi. Je ne vais pas vous la jouer « séances de psychanalyse », car je n’aime pas parler de moi, mais réussir à intégrer l’équipe d’un monstre de l’édition parisienne a été pour moi une grande fierté. Je leur dois mes connaissances actuelles, même si ce ne fut pas marrant tous les jours. Et aussi me voir confier la direction d’une collection d’art par un grand éditeur japonais pour son développement international. En y repensant, je me dis « Youhou ! Putain, c’est le pied ! ». Je reçois encore aujourd’hui des cartes de vœux personnalisées par quelques artistes peintres ou mangaka, et j’ai toujours les mêmes étoiles dans les yeux, comme lors de nos premières rencontres. Que de souvenirs !

J’ai été déçu, blessé même par le comportement de certains auteurs. Je me console en me disant que ça fait partie de la nature humaine. Je n’aime pas parler de moi, comme tu l’auras déjà compris. Alors voir des gens me juger sans me connaître (la preuve : qui connaît réellement mon parcours ? Qui connaît ma couleur préférée ? Etc.) et répandre leur venin… Je n’arrive pas à finir ma phrase, tellement j’en suis révolté. Nous sommes certes dans un monde de la « communication power » mais cela ne signifie pas que tout est permis. Mon activité au sein de E.H.J est purement bénévole, j’ai donc besoin d’avoir une activité « salariée rémunérée » à côté pour pouvoir vivre. Raconter des saloperies sur quelqu’un, tu imagines l’impact que cela peut avoir sur une carrière ? Et la famille, les amis, les enfants même qui sont fiers de taper un nom dans Google, que vont-ils lire, au juste ? Ce n’est pas pour moi que j’ai été le plus blessé voire choqué, je m’en fiche et suis désormais habitué, mais c’est pour eux ! Ma participation à l’écriture d’un rapport sur la prise en charge de la douleur en cancérologie infantile ou le fait que je sois un éventuel jeune crétin écervelé, qu’elle est la chose que les gens commentent, à ton avis ?

calomnie

 

2/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre

Gaël : Feuille

Résultats : et 2 points pour Gaël !

Gaël tu es très occupé par tes activités au sein des Éditions Hélène Jacob, comment arrives-tu à décompresser, as-tu des activités ou passions annexes ? Quel est ou quels sont tes auteurs préférés ?

J’ai fait toute ma scolarité par correspondance, ce qui m’a permis de me libérer beaucoup de temps. Il paraît qu’une heure de cours avec un prof particulier équivaut à trois voire quatre heures de leçon en classe. C’est dingue ! Et j’en ai profité pour voyager. Découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles cultures, civilisations. Ça permet de relativiser et de ne surtout plus te prendre la tête pour des broutilles. J’ai vu la misère, rencontré des gens qui n’avaient rien pour vivre m’offrir des festins royaux. J’ai pris une sacrée claque. Et en rentrant au pays, tu entends des gens se plaindre car la CAF a deux jours de retard dans les paiements. Il n’y a donc pas un monde mais des mondes, bien différents.

L’art et l’Histoire sont mes deux grandes passions. Il ne faut plus négliger la culture, comme ce fut le cas pendant tant d’années. C’est une porte d’entrée formidable. Et l’Histoire est le témoin du passé, celle capable de nous alerter des potentielles dérives futures. Tu me permets un exemple d’actualité ? Dire « sale Juif », « sale arabe » est intolérable, abject et immédiatement condamné. Car le poids du passé est un signal d’alarme. Qu’en est-il des « anti-mariage pour tous » ? Quel que soit notre avis cultuel ou culturel, ce n’est pas la question, comment pouvons-nous laisser passer un tel élan de haine ? Dire « sale Juif », « sale arabe » est intolérable, abject et immédiatement condamné. Dire « les pds/gouines, c’est contre-nature », ce n’est pas bien grave, ça passera… C’est ce qu’on pensait avant la Shoah.

 Bien cuisiner, c’est savoir bien manger. La cuisine est la première pièce que je visite dans un logement, c’est pour moi un sas de décompression. Transformer, sublimer un produit, partager un bon repas avec ses proches, que peut-on rêver de mieux ? Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi la cuisine n’est pas une matière scolaire. Lorsque j’entends des enfants demander « c’est quoi, ça ?! » en voyant un poireau…

 L’équitation : mon jardin secret.

 Je n’ai pas d’auteurs favoris, simplement des genres de prédilection : policier/polar, thriller/suspense, biographies/récits historiques. Et je ne feuillette jamais les magazines dans la salle d’attente de mon médecin, ni le catalogue de La Redoute.

lapin cuisinier

 

3/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Feuille

Gaël : Ciseaux

Résultats : et 3 points pour Gaël ! La victoire échappe à Hélène. Excellent esprit sportif, elle reste jusqu’au bout 🙂

Tu viens de l’édition « traditionnelle », comment vois-tu l’avenir de ces grandes maisons d’édition qui jusqu’à présent font la pluie et le beau temps sur les titres des têtes de gondoles des grands magasins ? Penses-tu que le numérique, l’auto-édition sont de sérieux concurrents à l’édition traditionnelle ?

Gaël : Il faut avant tout comparer ce qui est comparable. Si je te dis : une usine de madeleines, ce n’est pas comme l’atelier d’un artisan horloger, tu vas me répondre que c’est logique. Effectivement, même si dans les deux cas il y a activité de production.

 Alors arrêtons de vouloir comparer l’édition traditionnelle (i.e papier) avec l’édition numérique (i.e dématérialisée) de l’édition « élitiste » à la parisienne. Pourquoi ? Parce que ces différentes structures ne font pas la même chose, tout simplement. Elles ne sont pas en concurrence puisqu’elles ne jouent pas dans la même cour. Et, d’ailleurs, la formulation de ta question montre bien que la plupart des gens confondent et mélange tout : tu associes « édition traditionnelle » aux « grandes maisons d’édition », ce qui n’est pas vrai. Il y a des centaines d’éditeurs qui ne jurent que par le papier, imaginent que le Kindle est le nouveau sandwich de MacDo, et qui n’ont aucun auteur en tête de gondole à la Fnac. 🙂

 L’édition « élitiste » mise tous ses pions sur l’achat de droits de traduction des succès étrangers et sur ses auteurs « star » à qui elle passe commande de livres car on sait qu’ils se vendront, indépendamment de la qualité. Elle n’a pas de crainte à avoir car elle appartient à de très grands groupes de presse (critiques élogieuses assurées), qui détiennent des pôles de distribution (tu as déjà vu le livre d’un éditeur ou auteur inconnu dans un Relay d’aéroport ou de gare ? Demande-toi pourquoi…) et assurent une visibilité totale. Donc forcément, tous les auteurs veulent aller chez elle. Sauf qu’elle ne veut pas d’eux, ça ne fait pas partie de son modèle économique. C’est un peu comme si un peintre en bâtiment postulait pour être copiste dans un musée d’art. Mais ça, encore trop d’auteurs aujourd’hui ne l’ont pas compris.

 Alors une révolution est en marche : l’auto-édition et l’édition numérique.

L’auteur qui a accumulé une dizaine de lettres de refus et qui attend toujours une vingtaine de réponses a désormais la possibilité de devenir son propre éditeur, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et c’est tant mieux puisque ça permet de renouveler le paysage littéraire et apporter une bouffée d’oxygène.

Le « petit » éditeur, qu’il ait choisi la voie traditionnelle ou celle du numérique, est aussi apte à publier un livre que son collègue de la grande maison parisienne : j’en suis la preuve vivante. (Là encore, trop d’auteurs ne pensent pas ainsi.) Mais il est souvent considéré comme un itinéraire bis, l’auteur se dit que ce serait quand même mieux d’être édité chez Machin. Pure réflexion objective ou volonté de pouvoir gonfler le torse ? Alors certes le « petit » éditeur n’aura pas les mêmes moyens que Machin, mais il proposera un élément à ne pas négliger : le souhait de travailler main dans la main avec ses auteurs et les remettre au cœur du processus éditorial, ce qui est la base chez E.H.J. Le « petit éditeur » est en quête permanente de nouveaux auteurs, ce qui n’est pas le cas de Machin.

 Mais la réelle question du moment est : comment l’édition peut-être répondre aux attentes des lecteurs de demain ? Chez E.H.J, nous avons commencé à y répondre.

 (Cliquez sur l’image pour découvrir EHJ)LOGOEHJ

4/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Pierre

Gaël : Ciseaux

Résultats : 3 points pour Gaël et 1 point pour Hélène qui donne le maximum dans le sprint final !

D’après toi, en tant que conseiller, pourquoi un auteur va-t-il mieux « vendre » qu’un autre, quel que soit le genre littéraire ? Quels seraient tes conseils pour qu’un auteur rentre dans cette « dynamique » ?

Gaël : Kathy, avec tes questions, tu encourages mes réponses interminables… Il y aurait tellement de choses à dire sur le sujet !

 Le premier conseil que je donnerai est le suivant : arrêtez de prendre pour argent comptant ce qui se raconte sur les groupes Facebook, blogs et autres forums « d’auteurs débutants » car la plupart des intervenants ne connaissent rien à l’édition. C’est un peu comme si ton boulanger t’expliquait comment bien nettoyer ton pull en cachemire. Essaye, tu verras le résultat. 🙂 Quand on n’est pas du métier, on ne dit n’importe quoi, surtout à des gens qui tentent de passer d’une écriture amatrice à une écriture professionnelle. Tu m’étonnes que les auteurs soient frustrés après, ils attentent la réalisation d’un mythe…

 Tu as déjà parcouru des pages d’un forum de jeunes auteurs ? Je te le conseille, toi qui as publié plusieurs livres déjà, tu vas bien te marrer. Les gens passent leur temps à critiquer les éditeurs, à s’en méfier, les considèrent comme des ennemis qui vont s’enrichir sur leur dos… Et après, ils se plaignent que ces mêmes éditeurs malmenés ne leur répondent pas, ou leur disent « non merci ». C’est comme si tu téléphonais à un ami en lui disant « Salut gros connard, ça te dit de m’aider à déménager ce week-end ? » Tu vas évidemment lui filer un coup de main, c’est certain. S’ils ne sont pas satisfaits de l’éditeur, pourquoi diable ne tentent-ils pas l’aventure en s’auto-publiant ?

 Je vais briser une fausse idée : tout le monde est capable d’écrire un livre pour soi mais tout le monde n’est pas capable d’écrire un livre pour les autres. La télévision et les médias envoient chaque jour un signal erroné, et cela se ressent dans les manuscrits que reçoivent les éditeurs ou dans les publications de certains auto-édités. Les émissions de télé-réalité nous expliquent qu’on peut devenir chanteur, danseur, cuisinier ou star mondialement connue rien qu’avec un joli sourire. Donc si j’ai de belles mains, je peux bien écrire et vendre mon livre dans 30 pays, hein ?! Un exemple ? Un ex-chanteur de la Star Ac’ travaille aujourd’hui dans une grande surface d’électroménager à 10 km de chez moi. Pas sûr que ce fut son but final en s’inscrivant à l’émission…

 Une librairie, une plateforme de distribution en ligne, c’est comme un supermarché. Pourquoi acheter tel livre/article plutôt qu’un autre ? Le lecteur a des milliers de livres en disponibilité alors il faut lui donner envie d’acheter le vôtre. Comment ? L’un des secrets de la vente, c’est d’attirer l’attention. La curiosité déclenche l’achat. L’auteur doit comprendre que les lecteurs ne l’attendent pas, et seront même méfiants s’il s’agit d’un premier livre. C’est à l’auteur de séduire son futur lecteur, au-delà du cercle amical/familial. Il faut arrêter de croire que le boulot d’un écrivain se résume à l’écriture. Absolument pas ! Il doit en faire la promo, donner des interviews, rencontrer son lectorat dans des salons, alimenter le moulin en eau pour moudre son grain. Nothomb, tu crois que ça l’amuse de répondre toujours aux mêmes questions débiles à chaque sortie de livre ? Non. Et pourtant, elle le fait, et ça aiguise l’attention des futurs lecteurs qui vont se dire « Ah oui, c’est la nana sympa au chapeau que j’ai vu à la télé ! ». Hop, un livre dans le panier, un livre qu’on n’aurait pas acheté sans cette présence de l’auteur. Certes, là je te parle d’une communication à grande échelle, mais c’est aussi efficace à un plus petit niveau. Tu ne me contrediras pas, tu sais très bien que le marketing en édition est important : l’auteur doit parler de lui et qui mieux qu’un auteur peut le faire ? 🙂 Il faut jouer des coudes pour se faire une place parmi des milliers de titres !

 Comment un auteur peut-il entrer dans la dynamique ? Eh bien, en communiquant, grâce à l’Internet notamment. Non pas pour vendre son livre en martelant partout « Achetez mon livre, il est formidable ! » car ça agace tout le monde mais en se constituant, petit à petit, un pool de fans. Des personnes qui vont s’intéresser à l’univers de l’auteur et, peut-être, iront acheter son livre. Il faut le voir comme une réunion Tupperware : bonne ambiance, on est entre amis, on papote et personne nous oblige à sortir le portefeuille.

 Comment un auteur peut-il rester dans la dynamique ? En écrivant, tout simplement. La durée de vie moyenne d’un livre est de trois mois. Oui, tu as bien entendu, trois mois seulement ! D’ailleurs, le libraire retourne tous les invendus de sa boutique à l’éditeur chaque trimestre et ça finit à la poubelle. Donc l’auteur doit en permanence penser à son prochain livre, et non relire encore et encore le premier pour tenter de l’améliorer, car plus il aura de livres à son actif et plus les gens vont se dire « je vois régulièrement son nom, je vais alors me laisser tenter, il a l’air sérieux ».

 Un dernier mot : l’auteur est une tortue, pas un lièvre. Les débuts sont malheureusement longs, il faut gagner la confiance des lecteurs, se faire une place, susciter l’attention, etc. Et cela demande du temps, beaucoup de temps. Si un auteur pense comme un lièvre, en s’imaginant devenir star et vendre des millions d’exemplaires dès la première semaine, il finira dépressif !

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5/ Pierre, feuille ou ciseaux ?

LN : Ciseaux

Gaël : Pierre

Résultats : 4 points pour Gaël et 1 point pour Hélène !

Dernière question Gaël, que vas-tu faire pour les fêtes de fin d’année ?

Gaël : À l’évidence, tu ne m’as toujours pas envoyé un carton d’invitation pour réveillonner ensemble.

Pour la peine, je ne te dévoilerai rien. Je considère que la sphère privée doit rester privée. J’espère que tu ne vas pas écrire un livre pour m’en remercier…

privé

 

Et le grand gagnant de pierre feuille ciseaux est : Gaël !

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Enfin, pour conclure une dernière question à tous : un coup de gueule, un message à faire passer ?

LN : Que 2015 soit une année aussi folle en émotions et productive en résultats que 2014 ! Et merci, Kathy, pour cette super interview ludique !

Seb : Le père noël n’existe pas ! Et toc ! : D

Gaël : 2015 devrait être une grande année, comme toutes les années se terminant par 15.

1515 : Bataille de Marignan, victoire française

1715 : Mort de Louis XIV

1815 : Défaite et chute de Napoléon, à Waterloo

2015 : J’ai beaucoup donné de mon temps pour les autres. Je vais à présent m’en accorder davantage.

 

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Merci à tous d’avoir pris le temps de me répondre malgré vos agendas chargés. Passez de très belles fêtes de fin d’année !

 

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