Que la tendresse soit… Bucoliques de Catherine Messy

Que la tendresse soit… Bucoliques de Catherine Messy

Besoin de se ressourcer sous « un soleil de miel »

Goûter « le nectar des nuées »

« Nappe rouge sur l’herbe jetée »

« Ciel et mer confondus »

« Odeur de l’herbe fraîchement coupée »

Faire le plein de poésie, allongé sur l’herbe ou dans un hamac, c’est le printemps, la nature s’éveille, nos esprits aussi.

Un magnifique recueil de poésies, signé Catherine Messy

(Pour en savoir plus, cliquez sur l’image)

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Poète vos papiers ! Rencontre avec Yves Giombini

Poète vos papiers ! Rencontre avec Yves Giombini

Le jour où… Retour vers un futur : « un jour viendra où le jour ne sera plus… »
A table, enfin ! Un véritable réveil des sens
Le delta :  « vapeurs des sens. Ce fut sa main et ce fut ma peau »
Trop de mots : « il y a trop de mots dans tes chansons, il faut laisser de la place pour la musique »
Sang donneur : « débâcles globulaires, quand, par de foudroyantes manoeuvres guerrières, les blancs ne faisaient qu’une bouchée des rouges »
Et Merde alors ! Quand un poète se fait dérober son portefeuille.
Poète, vos papiers !

Yves Giombini est comédien, metteur en scène et parolier 
« En laisser pour la fin » est son cinquième ouvrage. Un recueil de textes d’humeur, récits et poèmes sur les gens, la vie et les émotions.
21 récits épicés d’humour et de sensualité, mais surtout de bienveillance dont je n’ai cité quelques titres car il faut bien, en laisser pour la fin…
Yves Giombini, un homme simple, comme un personnage de Claude Sautet, mais terriblement attachant.
Une très belle re-rencontre !
Pour tout savoir sur Yves, il suffit de cliquer sur les images  !

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L’open-bar, oups blog de Marie-Pierre Bardou

L’open-bar, oups blog de Marie-Pierre Bardou

Vous arrive-t-il de tenir la chandelle ? Moi oui…

Il suffit d’être avec Marie-Pierre Bardou, au bar « Le Cactus » qui organise des soirées « café des langues » permettant aux gens de pratiquer des langues étrangères, voire d’en apprendre de nouvelles.

Il suffit que la belle Marie-Pierre tape dans l’œil d’un beau gosse qui ne parle qu’anglais. Captivé par l’auteur, il veut tout savoir d’elle.

Il suffit, tout en sirotant son Madiran, qu’elle se penche vers moi et me glisse :

— il est népalais

— Bien sûr qu’il n’est pas laid, il est même pas mal du tout !

— Dis, s’te plait, tu peux me traduire ?

(ND : mais quand même, je parle anglais, hein ! enfin, un peu avec les mains mais ça marche !^^)

Voilà, il suffit d’être une bonne copine pour tenir la chandelle,  mais il faut être une très bonne copine pour tenir la chandelle ET traduire en même temps.

C’est parti ! Profitez-en, notre jolie Marie-Pierre se « livre »…. Touché, Coulé…

Et puis tiens, puisqu’on est bien, là – les doigts de pieds en éventail et tout ça…– parlons de choses gaies et légères !

J’ai commencé à écrire à l’adolescence, pour cracher mon mal-être – rien d’original à ça. La mort de ma mère, quand j’étais toute petite, se rappelait à mon bon souvenir. J’avais fait l’impasse sur cet épisode ; à ma décharge, j’avais 8 ans quand elle est morte, pas vraiment l’âge où on peut accepter ce genre de truc.

Bon, c’est vraiment hilarant tout ça. Un peu de vin ?

C’est pour ça que j’ai commencé à écrire. Je vogue en permanence dans les histoires que je me construis – pas seulement quand j’écris ; je me raconte aussi des histoires pour m’endormir, mais c’est très délicat : il faut qu’elles soient assez intéressantes pour m’hypnotiser, mais pas trop non plus sinon je n’ai plus du tout envie de m’endormir parce que je veux savoir la suite – je te jure, ça m’arrive souvent ! 🙂

L’Heure du Tigre était un peu ma catharsis. Je l’ai écrit par à-coups, assez douloureusement d’ailleurs, même si je rigolais toute seule aussi avec mes jeux de mots idiots ! – oui, je me fais rire aussi toute seule, je suis une fille très indépendante.

Il était tout bancal, mal foutu, de très bonnes parties et puis d’autres, heu… ridicules.

J’ai sué sang et eau pour le rendre publiable ! J’y avais mis beaucoup trop de moi, je n’arrivais pas à trouver la distance avec mon personnage. Mais j’ai eu de l’aide, et j’y suis arrivée. Enfin, je crois.

Et puis, Dia Linn… Ah, Dia Linn ! Je dors, je mange, je rêve, je me douche Dia Linn, il est temps que ça s’arrête ! 🙂

L’idée de départ de Dia Linn, c’est : je veux un truc qui m’oblige à écrire vite, bien, beaucoup et longtemps, et qui me demande un taf de dingue.

Oui, oui, c’est vraiment ça !

Pour apprendre à écrire, il faut écrire – vite, bien, beaucoup et longtemps. Alors Dia Linn est mon parcours du combattant, mon challenge personnel.

Je me suis dit : qu’est-ce que tu aimes ?

L’histoire.

Faisons un machin historique.

Quel pays tu aimes ?

L’Irlande ?

Va pour les farfadets et la Guinness !

Je me suis demandé si j’arriverais à écrire un personnage masculin crédible – le Livre de Wyatt, check.

Je me suis demandé si j’arriverais à écrire sur la guerre et les combats – le livre 4, check.

Je me suis demandé si j’arriverais à construire un personnage vraiment sombre et torturé – le livre de Ryann… presque check, vu que mes lecteurs ne l’ont pas encore découvert ! 🙂

Enfin, tu vois le principe…

Et pour ce qui concerne les recherches historiques, la manière dont je procède, je suis maintenant bien rodée, une vraie petite machine ! ^^

Je commence par un plan assez sommaire : j’ai une idée générale de la trame, les époques ont été décidées dès le début de la saga. (Le 19e ; Irlande, Louisiane, le Far Ouest, la guerre de Sécession, la Prohibition, les années Kennedy, les années 70 puis, pour finir… Ah non, ça tu le découvriras plus tard ! :))

Et je commence à écrire, en farfouillant sur le net, en lisant des bouquins sur la période qui m’intéresse. Ça me donne des idées, des orientations, je creuse le plan, je l’affine jusqu’à ce qu’il soit super-détaillé.

Là j’attaque « vraiment ».

Par exemple, pour le tome 6 que je suis en train d’écrire, l’action se déroule en trois phases : le passé des persos, 1948-1950 ; puis de 1950 à 1957 ; et enfin de 1957 jusqu’à l’assassinat de Kennedy en 1963. Je vais en Australie, dans le Kerry en Irlande, à San Diego, à Belfast, en Louisiane, à Los Angeles, à Las Vegas… Pour chaque chapitre, je regarde des photos, je creuse un peu l’histoire du coin, le climat, ce genre de choses. Mais c’est tout.

J’écris sans tenir compte des anachronismes que je peux faire, c’est mon histoire qui compte. Une fois le bouquin écrit, je corrige, j’affine les éléments historiques.

Mon abonnement à la médiathèque est rentabilisé dès le 1er mois, je peux te le dire ! Ils me connaissent bien maintenant, et me voient arriver toutes les semaines avec ma petite liste… Sans compter les bouquins que je ne peux que consulter sur place, trop rares ou trop fragiles. J’adore ça ; j’ai l’impression d’être en quête… Je n’exploite que 10% des infos que je note, en fait !

Je fais aussi pas mal de recherches sur le net, c’est super quand je cherche des éléments précis – y-t-il eu un ouragan en Louisiane en 1957 ? Voui, il y en a eu un plutôt décoiffant et mortel, Audrey, il a tué plus de 500 personnes. J’y trouve aussi des pépites, qui me permettent d’orienter mes chapitres. Par exemple, toujours pour le tome 6 je voulais creuser du côté des descendants indiens de Wyatt, et je suis tombée sur une thèse portant sur les pensionnats américains pour les gamins indiens de 1940 à 1970, où ils les « civilisaient » de force. J’ai même les menus des cantines et les emplois du temps minute par minute ! C’est fou, tout circule sur la Toile maintenant, il suffit de creuser un peu…

L’idée donc, pour Dia Linn, c’était un challenge sur le long terme. Que j’en sorte différente, avec une écriture plus mûre, plus affirmée. Huit tomes, c’est du long terme, non ? 🙂

Un sacré long terme ! Merci Marie-Pierre.

Retrouvez toute l’actualité de Marie-Pierre en cliquant sur l’image

Déjeuner sur le pouce avec Jean-Claude Junin, écrivain et président de l’association « Les passeurs de livres »

Déjeuner sur le pouce avec Jean-Claude Junin, écrivain et président de l’association « Les passeurs de livres »

Je retrouve Jean-Claude dans le vieux Nice pour un déjeuner sur le pouce !

C’est parce que je suis vieux que tu me donnes rendez-vous dans le «vieux» Nice ? tu ne veux pas que je me sente dépaysé ?

Un faux-air à JJ Bourdin non ? 🙂

– D’ailleurs est-il à l’heure ? En avance ? Ou toujours en retard ?

La première fois toujours en avance, plutôt introverti j’ai besoin de « m’approprier » les lieux… Après pas sur qu’il y ait une deuxième fois….

– Tu as tendance à faire facilement la bise, prendre les gens dans tes bras ou serrer la main ?

Toujours distant la première fois, après je fais facilement la bise quand je connais, et si je suis en confiance je suis « tactile » 🙂

– Tu fumes ? Si oui, tu dégaines ton tabac et papier à rouler ? Ton paquet de blondes/brunes ? Tu gueules parce qu’il n’y a pas de cendar ? (On est dehors, je précise, nous déjeunons en terrasse). Tu ne fumes pas : tu plantes un scandale au fumeur de Havane attablé à côté de nous ? Tu t’en fiches ?

Je ne fume pas, à chacun sa merde… comme nous sommes dehors je ne dis rien aux fumeurs de Havane, sauf s’il sort un Cohiba Lanceros, là je le lui pique…

– Apéro, tu prends quoi ?

Une pression ! Dans une vie précédente j’ai été Brasseur, j’avais essayé, en vain, de relancer la marque Rubens. (la Bière de Nice à la fin des années 90)

– On mange : Socca ? Pissaladière ? Farcis niçois ? Ou viens on se barre d’ici ?

Je suis poli, va pour les farcis, s’ils ne viennent pas de chez Métro…

– Avant de démarrer l’interview, je souhaiterais savoir ce que tu as fait ce matin ? (Le « Et je t’en pose des questions àlacon moi ? » est une réponse probable aussi)

A l’école… snifff, je suis prof de techno, non pas la danse, à Nice Nord.

– Quel est ton sujet favori en société, enfin je précise, lors d’une soirée raclette entre potes ? –

Entre mecs ? Cela dépends des mecs… de tout et rien, cependant j’avoue un faible pour l’ésotérisme et l’histoire. Après je ne supporte pas la vulgarité et les soirées beuveries.

– Le sujet qui te met facilement en colère ? (mais très facilement)

La montée du FN, je suis sidéré par le manque de mémoire !

– Le trait de caractère de tes contemporains que tu détestes ? Celui que tu préfères ?

Que je déteste : l’égoïsme,

Que je préfère : l’humanisme.

– Ton tic ? ou T.O.C ?

J’adore regarder les femmes, enfin les belles….

Tu veux dire belle de l’intérieur, j’espère 🙂

– Parles-moi de ton dernier ouvrage ?

Bizarrement j’ai voulu écrire sur mon abandon, c’est un sujet que j’aborde rarement, mais cela me gave quand j’entends ceux ou celles qui parlent de leurs abandons en se plaçant comme victime, alors que c’est certainement le plus beau cadeau, et souvent le seul, que leur a fait leurs géniteurs !

– Depuis quand écris-tu ?

Depuis que je suis étudiant, après mes études d’ingé, j’ai préparé un DEA en histoire, au départ parce que je voulais écrire une histoire de la bière, j’ai soutenu mon mémoire mais je n’ai toujours pas fini ce livre…

– Que t’apporte l’écriture ?

Du bonheur !

.- Dans quelle condition écris-tu ?

A poil dans mon lit, non je ne te donnerais pas mon adresse ! Et en écoutant Beethoven…

– As-tu d’autres projets d’écriture ?

Continuer la « saga » de mon premier roman, j’y aborde le mythe de lilith, pour défendre non pas le féminisme que je trouve débile, mais pour l’égalité et la complémentarité homme-femme, je suis scandalisé quand je vois la régression actuelle de la femme dans de pseudo société…Et puis terminer ce livre sur la bière.

– Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ?

Beaucoup ! Je suis très éclectique, cela va des classique Rousseau, Voltaire aux modernes, avec un faible pour Murakami….

– Tu es président de l’association « les passeurs de livres ». Peux-tu m’en dire plus ?

Utopiste, je reste persuadé que c’est la culture qui sauvera le monde, d’ailleurs si certaines « société » interdisent l’école aux filles c’est qu’elles ont bien compris le « danger » de la culture, l’idée à la base est d’amener, à travers des boites à livres disséminées dans les villes, le livre a des gens qui spontanément ne pousseraient pas la porte d’une bibliothèque, et le pire c’est que cela marche !

– Quels conseils donnerais-tu aux jeunes écrivains ?

AUCUN ! Font chier surtout s’ils ont plus de talent que moi…. ( ce qui n’est pas difficile au demeurant) en fait si j’en donnerais un : Arrêtez d’écrire !)

Merci Jean-Claude !

Retrouvez Jean-Claude Junin sur sa page Facebook et la sortie de « Merci Maman » le 17 décembre 2014

(il suffit de cliquer sur l’image)

Road Trip sur la US route 66 ! Avec Stéphanie Aten, Agnès Boucher, Yannick Billaut et Karl Auprey, auteurs aux Editions Hélène Jacob

Road Trip sur la US route 66 ! Avec Stéphanie Aten, Agnès Boucher, Yannick Billaut et Karl Auprey, auteurs aux Editions Hélène Jacob

En route avec Stéphanie Aten, la prudente, auteur de « la 3ème guerre ». Agnès Boucher, la ronchonneuse, auteur confirmé, entre autres, de « Méfiez-vous des contrefaçons », Yannick Billaut, « on ne touche pas à ma R12 ! » qui a signé « L’Emoi d’Août » et Karl Auprey, l’homme qui aime les femmes, jeune papa de « Le marbre n’a pas de mémoire ». Des caractères bien trempés ! Allons-nous survivre ! 🙂

C’est parti ! A nous la route 66 avec la légendaire R12 de Yannick ! Vous pensez qu’elle va tenir le choc la fameuse R12 ?  (Merci à Hervé Heurtebise pour le montage photo)

S.A         Le seul film d’horreur que j’ai vu dans ma vie,  se déroulait sur la route 66. Cette voiture a le profil du budget qui allait avec. C’est pas bon…

A.B         Quoi ??!! Une R12 ??!! Polluante et bruyante ??!! Pffffff… En plus, moi je suis Peugeot, alors tu m’aurais dit 403, 404 ou 504, là j’aurais dit, d’accord ! Mais une Renault !!!!!! 🙂

Y.B         Non. Mais t’en as déjà vu beaucoup des Renault 12 sur la Route 66 ? Alors, respect !

K.A         Oui, mais avec quelques pièces dans le coffre. Ben non, il est plein. Sur la galerie, alors. Les roues de secours étant sur les capots de devant et de derrière.

Comment voyagez-vous ? 5 étoiles ? (là on est mal) En sac à dos ? Plutôt treck, randos ou mojitos sur une plage de Copa ou Cabana ? 🙂

S.A         Je déteste le luxe. J’aime le confort simple. Le camping sauvage ne me fait pas peur. On peut dormir dans la R12 par tours de garde ?

A.B         Plutôt chez l’habitant pour causer avec les gens du cru, mieux connaître les us et coutumes, discuter pour connaître les idées (reçues ou pas), comprendre les modes de vie, et randonner pour être au plus près de la réalité… La plage me saoule, le treck me gonfle par son côté challenge, et le 5 étoiles… Pffff… 

Y.B         Plutôt mojitos sur une plage de Copa Cabana. Avec « Samba da Benção » ou « The girl from Ipanema » de Bebel Gilberto en fond sonore…

 K.A         Sac à dos, treck, alpinisme, bivouac dans les crevasses et compagnie… Non, mais c’est vrai  + tente, aussi, duvet, réchaud, bananes sèches, et soupe Liébig de chez big

Que vous inspire la route 66 ?

S.A         La phrase de Woody Allen : « L’éternité, c’est long, surtout vers la fin ».  Et j’ajouterai : « surtout en R12 ». Je  vois cette route comme une parenthèse temporelle, un voyage initiatique  au cœur de l’immensité et de l’absence de civilisation… J’ai une idée de film qui commence à me venir, et vous êtes dedans. 🙂

A.B         Rien, je sais juste que c’est une road qui traverse les States, et franchement, traverser les States en bagnole, ça ne me dit rien qui vaille… Non, mais vraiment ! Se taper 3 670 km en titine, faut être un poil frappadingue ! D’ailleurs, je ne suis pas de ceux qui sont attirés par les USA, pas de chance, fillette !

Y.B         Ben la galère… Sinon, les grandes étendues d’Arizona, les Harley Davidson, les Motels et les pannes de R12.

K.A         T’as du soleil plein les yeux toute la journée, normal, on va vers l’ouest…

(Agnès :))

Qui serait capable d’avoir les écouteurs vissés aux oreilles pendant tout le trajet ? Genre LA POULE, ELLE BOSSE, ELLE ÉCOUTE RELIGIEUSEMENT TATA HÉLÈNE !!!!!!! (Je vous avais dit que j’allais balancer des dossiers)
S.A         Je les enlèverai quand vous dormirez. 🙂

A.B (ma poule) La poule, elle n’a jamais d’écouteurs, elle aime la musique libre et vibrante, et les bruits de la vie autour d’elle. Quand elle s’enferme dans sa bulle, et c’est fréquent, c’est en restant toujours ouverte de manière à percevoir le monde des autres, même très loin… Ca rentre dans les méninges, et ça mouline grave

Y.B         Moi ! J’écouterai Dépêche Mode mais surtout Félix Gray et Didier Barbelivien, Johnny Hallyday, Nana Mouskouri. Enfin tout pour éviter de vous entendre piailler pendant 4000 km…

K.A         Le poulet ! Le coq ! ou le boulet !? J’suis coq, dans le calendrier chinois. Non, je peux pas écouter de la musique dans la nature. Place à la nature, justement. J’adore les oiseaux, le vent, les aigles et les chamois, la bise (des femmes) et la rosée… du matin.

Stéphanie, tu es l’auteur de la 3ème guerre, quelques mots sur cet ouvrage ?

S.A         IL FAUT PAS LE LIRE POUR S’ENDORMIR, IL FAUT LE LIRE POUR SE REVEILLER !

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Agnès, tu es déjà une grande romancière avec plusieurs ouvrages à ton actif : Alma Mahler Naissance d’une Ogresse, Comment exister aux côtés d’un génie et Méfiez-vous des contrefaçons. Comment tu t’organises pour écrire ? Quel est ton ouvrage préféré ?

A.B         Eh ! Une « grande romancière »… Je pouffe… Bon, plus sérieusement, pour Comment exister et l’Ogresse, et aussi les fictions pour France Inter qui m’ont bien amusée, j’avais la chance de diviser mon temps en deux. Douze jours à Paris pour travailler comme coach, et dix jours à Oxford, où j’écrivais, j’écrivais, j’écrivais… Depuis que je me partage avec la Bretagne, c’est beaucoup plus difficile de trouver des plages de temps… Je n’ai pas encore pris toutes mes marques… Mais je vais y arriver, il le faut d’ailleurs vu le boulot d’écriture que j’ai ! Quant à l’ouvrage préféré, si tu parles des miens, aucun ne me plaît plus que les autres, ils sont très différents. Le prochain le sera encore, et c’est ça qui me plait. Je pense toujours au prochain.

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

 

Yannick, L’émoi d’Août est toujours très bien positionné dans le classement Amazon ! Tu t’attendais à ce succès ?

Y.B         Oui je m’y attendais. Je savais que j’avais écrit un best-seller. Bon, plus sérieusement, la plus grosse surprise,  c’est d’avoir été édité. Le reste, c’est la cerise sur le gâteau ! Mais c’est une belle cerise et j’en suis ravi.

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Karl, « le marbre n’a pas de mémoire » vient de sortir, comment se passe cette nouvelle aventure ?

K.A         Je suis anxieux… J’aime beaucoup cette histoire et ce suspense, mais je ne sais pas si d’autres vont aimer…

(cliquez sur l’image pour en savoir plus)

Qu’est-ce qui vous insupporte en voiture ?

S.A         Le bruit du moteur. Au bout d’un moment, ça me rend dingue. Et avec la R12, j’ai un peu peur qu’on soit limite niveau acoustique…

A.B         Les gens qui ne cessent de demander « Quand est-ce qu’on arrive ? » Ou ceux qui jacassent tout le temps pour ne rien dire… Raison pour laquelle je refuse le co-voiturage ! En revanche, j’ai de bons souvenirs de virées, fenêtres grandes ouvertes, et chanter à tue-tête avec les copines du Sanson ou du Goldmann, c’est mon côté fille… Ou l’ode à la joie de Beethoven, ou Carmen !

Y.B         Un Arbre Magique pendu au rétroviseur qui pue le jasmin.

K.A         Les femmes ! LOL. Non, la ceinture, ceux qui roulent à 70 sur la route, et qui continuent dans les villages à la même vitesse (on rigole, mais il y en a beaucoup), une fois qu’ils t’ont bien fait ch… pendant  30 bornes, ceux qui doublent pour gagner 2 secondes, et  qui ralentissent après, ceux qui mettent le clignotant à droite, et qui tournent à gauche.

On tombe en panne, normal avec la R12. Qui répare ? Qui cherche en vitesse un pipi-room ? Qui ronchonne ? Et qui se met à faire du stop en  plein soleil parce-que « partir avec les 3 autres n’était pas vraiment une bonne idée » ?

S.A         Je prends mon téléphone (on n’a jamais dit qu’on faisait un voyage dans « le temps où y en avait pas »), et j’appelle au secours ! Je suis nulle en mécanique, et j’ai horreur de la canicule. Vous êtes prévenus.

A.B         Bah je ne suis déjà pas certaine de partir ! Je suis une individualiste solitaire crasse, et les vacances en groupe me font fuir, alors… Je râle, ça c’est sûr, qui a eu l’idée aussi sotte que grenue de prendre une telle bouzine pour un voyage pareil ?!

Y.B         Ah ben moi je ronchonne parce que normalement, une R12 ça tombe jamais en panne ! Alors forcément, c’est de la faute de quelqu’un. Et je cherche désespérément un bistrot pour réfléchir et aviser…

K.A         A Je répare. Je suis alpiniste, un peu écrivain (juste un peu, pour le moment), et ingénieur en mécanique. Je ne vais JAMAIS chez le garagiste. S.A et A.B cherchent un pipi-livingroom. Y.B ronchonne, car il craint que je serre trop sa culasse avec sa clef anglaise ! LOL. A la fin, tout le monde fait du stop car : 1 le moteur a rendu l’âme 20 bornes plus loin dans le désert (augmentant la marche à pied pour retrouver âme qui vive), et 2 parce que les hommes commencent à sentir le manque de leur femme officielle !

 

Restons dans l’ambiance de la panne, quel est votre juron attitré ?

S.A         Putain de bordel de merde, j’en étais sûre !

A.B         Je l’ai déjà mis sur mon blog…. Putain de bordel à queue de merde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Y.B         Quand je jure, j’ai tendance à me lâcher. Mais attention, hein, jamais devant les enfants ! J’ai un petit faible pour « Putain de merde » et j’affectionne particulièrement  « Ah sa mère la pute ! ». Voilà. Aucune fierté pour autant.

K.A         PDBDM : put… de .. bor… de … m…

Quelques lieux de la route 66, que vous inspirent-ils, par rapport à vos écrits et/ou votre personnalité ? Vous pouvez m’envoyer balader aussi, si cela ne vous inspire pas 🙂

Le Gemini Giant du restaurant Lauching Pad, Wilmington Illinois ?

S.A         Ca me donne faim, allons voir.

A.B         Aucun lieu ne m’inspire sur cette foutue road, je ne sais même pas où est la 66, je m’en fous, moi c’est l’Europe qui m’inspire… Et toc ! En revanche, quand je passais le Channel, j’adorais regarder la côte qui s’éloignait, puis me tourner vers celle à laquelle on allait accoster… L’impression de passer d’un monde à l’autre, les Anglais sont si différents des frenchies. Il m’a fallu deux ou trois ans pour m’en lasser et passer le voyage à tenter de dormir sur une banquette inconfortable, avec des britishs éméchés qui beuglaient, des ados hystériques… Mais j’y arrivais… Stoïque la meuf 🙂

Y.B         Non les hamburgers, mieux vaut éviter. Il reste encore de la route…

K.A         Ben,  je connais que les rocheuses. Madgiques moutains. Mais il a l’air  pas mal. Ca donne envie, surtout le big mc, j’adore les big mac américains (John Mc Enroe, mon héros avec Doug Scott) ! et leur litre de coca !

 (Agnès)

La ville-fantôme de Hofflins dans le Missouri ?

S.A         Ca m’intrigue, allons voir.

A.B         De quoi qu’elle cause ? Les fantômes, ils sont dans ma tête, parce que mes « chers disparus » sont toujours avec moi. Les villes fantômes, je ne vais pas être gaie, ça me fait penser à Oradour, ou à ces villages en campagne profonde qui se vident de leurs habitants, ceux-là allant s’entasser dans les villes, comme des sardines dans des boites,… 

Y.B         La ville fantôme de Hofflins ? Ça a l’air tellement glamour ! Il faut forcément s’y arrêter…

K.A         J’adore Lucky Lucke. Ca me rappellera sa majesté le Tsar de russie : Ah, poum poum, da, da !

Le pont de Devil’s Elbow, Missouri ?

S.A         Du folklore.  On va être obligé de rester jusqu’à ce que quelqu’un nous ait expliqué pourquoi il s’appelle comme ça.

A.B         Aaaaaaaaaaaaaaahhh là, je dois le reconnaître, ça me fait penser à Clintounet dans The bridges of Madison County… Je ne suis pas la « fille qui aime les belles histoires d’amououououououour », mais là, je dis chapeau Monsieur Eastwood, la photo, la musique, et bien sûr l’interprétation… Une Amérique vue sous un autre angle, celui du temps qui passe lentement, sans effets spéciaux à la mord-moi ce que tu veux et tout le bazar…

Y.B         C’est con mais j’adore les ponts. Ben oui, ça permet de prendre de la hauteur, de voir les choses autrement.  Et celui-là me semble plutôt sympa.

K.A         Ouaiiiiiis ! Ca sent l’aventure, et un peu de suspense. Les filles partageront-elles les chambres ?

La station-service 4 women on the route, Kansas ?

S.A         Thelma et Louise. Me demandez pas pourquoi.

A.B         Ca parle de route, de stations essence et de filles ? Alors continuons dans le cinéma, avec Thelma et Louise. Celui-là aussi je l’ai aimé, ces deux nanas qui se tirent au bout de leur vie parce qu’elles en ont marre de supporter leur quotidien, leurs mecs, la connerie et la bassesse ambiantes, et un Harvey Keitel tout mimi… J’aime beaucoup  Susan Sarandon aussi…

Y.B         On s’arrête. J’ai lu qu’en face, un vieux magasin désaffecté avait abrité Bonnie and Clyde. Ça vaut le coup d’œil, non ?

K.A         J’adore les femmes (non, mais c’est vrai à la fin)

Le golden Triller, Oklahoma ?

S.A         ?, donc je vais voir.

A.B         C’est pas Triller, mais DRILLER… Comment veux tu qu’on y arrive si on tape pas les bons mots dans Qwant (je ne fais plus Google, encore mon côté rebelle)… Ben, je n’en pense rien de ton Driller, à se la péter tout grand, les jambes écartées, genre je suis THE BIG MEC… Ceci dit, il paraît que Brad Pitt est né dans l’Oklahoma, il était dans Thelma et Louise lui aussi, jeunot mais mignon quand même…

Y.B         Je t’en pose des questions ?

K.A         J’aime. Driller ! Il sont fous, ces derricks !

Le Cadillac Ranch, Texas ? On pourrait y laisser la R12 … 🙂

S.A         Daaaallaaaaaaaaaasss ! Ton univers…

A.B         Ca va durer longtemps cet inventaire à la Prévert… Avec les Etats-Unis, on ne peut qu’être dans un film, les westerns, toujours ceux d’Eastwood, sans doute parce qu’ils mettent en scène un cow-boy solitaire… Et puis le temps qui s’étire, les paysages à couper le souffle, et le message, à la fois tolérant et impitoyable… Tiens, ça aussi ce fut un grand cru de Clintounet, Impitoyable !

Y.B         Bof. J’ai pas trouvé ça très beau toutes ces Cadillac plantées dans le sol. Je passe ma route. Et puis j’ai une R12…

 K.A         Oui, elle est décédée sous un pare-bufle, la pauvre, seulement 476 754 kms compteur ! Pauvres Cadillacs !!!

Meteor city, Arizona ?

S.A         Ca sonne comme une ville à fiesta ce nom-là. Et si c’est pas le cas, on s’arrangera pour que ça le devienne ! 🙂

A.B         j’en peux plus de ces lieux sans queue ni tête !!!!! Bon, Meteor, voyons voir, ben oui, ça c’est mon homme, physicien qui lit des bouquins pas possibles avec plein d’algorithmes dans tous les sens, me cause de super nova, de matière noire et de… météorites ! Poétique, s’pas ?

Y.B         Un arrêt de deux minutes juste pour la pose pipi des filles. La soixante-douzième…

K.A         Excellent. Superbe region, et le cratère, ça laisse rêveur ! ET ; à voir aussi le télescope de Rock Creek Park, on en prend plein les pupilles.

Le grand Canyon, Arizona ?

S.A         La méditation… et vous avisez pas de la gâcher ! La marche est haute !

A.B         Mais tu n’en as pas assez de me demander des trucs auxquels je ne peux pas répondre ?  Ceci dit, c’est peut-être un des rares lieux que j’aimerais voir avant de mourir…

Y.B         Ben… ça le fait le Grand Canyon, non? Ce sera la pause-pipi des garçons. Je ferai un concours « du plus loin » avec Cyrille. J’adore…

K.A         J’y reste avec les deux femmes. Que d’histoire de la terre mise à nue ! Quels paysages !

Bagdad Café, Californie ?

S.A         Un film qui a failli me faire mourir d’ennui, et une chanson qui en posait trop bien l’ambiance.

A.B         Je bois justement mon premier kawa, et en fait le seul de la journée, après c’est thé vert à gogo. Sans sucre le kawa… Il n’y a qu’en Italie que je rajoute du sucre, tellement le café est serré là-bas… Aux States, c’est du jus de chaussette, dégueu…

Y.B         Ah fatalement ! C’est collector. On y boit un coup, on mange un morceau et on s’en imprègne…

K.A         Superbe aussi, la californie. Je largue les deux femmes, et je séduis, bien alerte, sur les plages au nord de San Francisco.

Un seul bouquin à lire pendant ce road trip : lequel ?

S.A         La Route, de Cormac McCarthy. Ca m’aidera à relativiser.

A.B         Pendant un voyage à Copenhague – désolée de revenir à la vieille Europe -, j’ai avalé la biographie de Gustav Mahler en plus de mille pages, un vrai régal… Là, on va la jouer liseuse, y’a La Faille 3 qui va sortir bientôt… Et aussi le Dia Linn 4… Je relirai aussi les précédents, et tout Virginia Woolf… ce qui n’a rien à voir, mais on s’en fout, c’est la variété qui est chouette… Bon, t’avais dit un… 🙂

Y.B         « Le Club des Cinq en vacances »…

K.A         Autant en emporte le vent…

 

 

Votre excursion préférée parmi toutes celles citées ci-dessus et pourquoi ?

S.A         Incontestablement, le Grand Canyon. La beauté pure me manque.

A.B         Sans doute le pont de Devil’s Elbow, parce que les paysages semblent à l’échelle humaine, et que c’est l’humain qui m’intéresse, les liens psychologiques entre les êtres, les non-dits, les malentendus, le passé de chacun, les freins et les espoirs, bla-bla-bla…

Y.B         Bouduuu ! Mais c’est difficile ça ! La station-service des 4 women, peut-être. Avec l’un des anciens repères de Bonnie and Clyde juste en face, ça me donnerait envie de réécouter pour la 12 000ème fois tout le répertoire de Gainsbourg…

K.A         Le Grand Canyon. Un mythe, une merveille de la nature, un temple de réflexion, de lecture, de recul, et d’action. Base jump, wingsuit, canoé, escalade, bai… heu, non, marche, treck, camping nature et aventure tout terrain.

 https://www.youtube.com/watch?v=dY9PY4r83p8

On arrive à la fin du voyage à Santa-Monica, d’après vous : la R12 a tenu le coup ?

S.A         Non, on la pousse, elle fume, et on tousse !

A.B         Ben non, c’est pas une Peugeot ! 🙂 Ben si, une voiture de copains ne peut QUE tenir le coup…

Y.B         Il faut croire au miracle, j’ai bien été édité ! Alors oui Madame, malgré vos sarcasmes, la R12 a trrrrès bien tenu le coup.

K.A         Oui, mais elle est à la fourrière. Les policemen ricains l’ont réquisitionnée : ils croyaient qu’on se l’était fabriquée. Histoire véridique de la première 2CV au ZétatsUnis.

On s’est tous entre-tués ? Ou on remet ça rapidement ?

S.A         … Je crois qu’on remet ça, mais pas rapidement. 🙂

A.B         Ni l’un ni l’autre, on peut remettre ça, mais à tout prendre, je préfère la grande maison où chacun est libre de faire ce qui lui plaît, et on se retrouve le soir pour se raconter la journée, refaire le monde, etc.

Y.B         Beaucoup trop long ce voyage. On s’est engueulé cinquante fois. Entre Kathy guide touristique, Agnès qui voulait la clim dans la R12, Stéphanie qui nous faisait flippé avec la 3ème guerre, Cyrille qui n’a jamais quitté ses chaussures de ski et moi qui n’écoutais jamais rien, on a frisé la cata ! Mais on a surtout bien rigolé…

K.A         On remet ça. S.A a écrit « la guerre des gangs » et aimerait écrire « le troisième sexe », A.B a recruté un chauffeur pour qu’on discute pleinement à 4, et jouer à la belote, Y.B ne veut plus user sa R12, mais préfère une Pontiac 1962, K.A a réussi à décrocher A.B du dernier rappel dans le canyon, et souhaiterait sauter en wingsuit à 4. Histoire d’en finir rapidement.

Quels sont vos projets d’écriture ? Un manuscrit en cours ?

S.A         Le second roman du triptyque entamé avec « La 3e guerre ». Destiné aux 10-17 ans cette fois (âge physique  ou mental).

A.B         Pffff. Je dois relire mon recueil de nouvelles à paraître en février, après, il y a deux polars de prévu, un en cours d’écriture, l’autre en train de macérer dans mes méninges. Et j’ai un autre projet qui me tient à cœur mais je fais ma difficile, et ne veux pas en parler encore…

Y.B         Ça y est ! Je viens de terminer mon second roman. Corrections, relecture, réajustements sont désormais au programme. « Seul au monde quand on s’appelle Alexis Tatou ». C’est son titre. Rien à voir avec « L’émoi d’août »…

K.A         Mon second est entre les mains d’un expert … 436 pages en A5. Un roman dramatique. Mais je n’en dit pas plus…

 

Question « àlacon »: un canard coiffé d’un chapeau texan fait du stop, nous nous arrêtons. Que dit-il ?

S.A         « Il est temps  de rentrer les enfants, là vous délirez. »

A.B         Z’avez pas vu passer un coyote ?

Y.B         Oh là là !… Vous avez pris cher vous aussi, hein ?

K.A         Viaje con quatro pinas (prononcer pignas) ! No gracias !

Merci les amis !

Découvrez l’univers de Françoise Seigneur auteur des « Petites graines du bonheur… » aux éditions Hélène Jacob

Découvrez l’univers de Françoise Seigneur auteur des « Petites graines du bonheur… » aux éditions Hélène Jacob

Aujourd’hui je suis à la bourre ! J’ai rendez-vous au centre de chimiothérapie pour une petite dose et comme d’habitude « Fanfan », auteur des « Petites graines du bonheur » aux Editions Hélène Jacob m’accompagne
Ne pas s’y méprendre, l’ambiance y est très sympathique et chaleureuse, les patients sont des boute-en-train et le personnel adorable.

J’en profite donc pour l’interviewer ! Autant joindre le « pas le choix » à l’agréable.

Une interview sans concession.

Coucou Fanfan ! Alors heureuse de la sortie des petites graines ?
Coucou toi ! Oui évidemment, j’ai beaucoup de chance d’être publiée !

Pourquoi un recueil de contes sur les enfants et les animaux ?
Les petits sont des êtres purs, encore des petits anges, dépourvus de méchancetés gratuites.
Les enfants et les animaux sont trop vulnérables, j’ai toujours été sensible à la souffrance des plus faibles.
Mes petites graines du bonheur ont pour mission d’offrir beaucoup d’amour aux petits enfants, qui eux en donneront aux animaux tout au long de leur vie ! 

Mis à part l’écriture que fais-tu ?
Devine lol !
Ma priorité est consacrée à mes deux adorables petites filles Ornella et Célia, et aux gens que j’aime !
Je suis Blouse Rose, chaque semaine je suis auprès des enfants malades à l’hôpital Lenval de Nice.
Quand je vois tous ces amours alités… même des bébés atteints du cancer … les parents qui s’organisent pour être jour et nuit près de leurs petits … Je prends de grandes leçons de la vie… et suis pleine d’humilité face à leurs épreuves et leur dignité !
Je suis active, et militante dans des associations pour la protection des animaux, là aussi je rencontre des personnes merveilleuses, dévouées.
Il y a tellement de souffrances infligées à nos petits cœurs entourés de poils, de plumes ou autres… Leurs souffrances insupportables vient d’ un très très grand nombre « d’humains »! … par cruauté ou pour faire de l’argent !

Tiens André, notre patient mascotte, nous offre des viennoiseries faites maison. Il y a du beurre et du lait, tu vas en prendre un ?
Tu sais bien que non !
Je veux être en harmonie avec mes combats.
Les conditions de vie en  » USINE » pour les vaches laitières sont inadmissibles. Elles ne connaissent pas les prairies, l’herbe tendre, la douceur du soleil. Elles doivent faire plusieurs veaux dans l’année pour fournir suffisamment de lait pour que nous puissions le boire et nous nourrir de yaourts, de beurre, de crèmes glacées etc.. Tandis que les veaux sont dés leurs naissances séparés de leurs mères. Arrachements pour les mères et les petits terriblement douloureux, de véritables pleurs ! Les petits sont très vite dirigés vers les abattoirs. Je recommande l’utilisation du lait de soja, d’amandes, de noisettes, de riz, d’avoine, délicieux et plus digestes. Pour remplacer un œuf, le meilleur liant c’est une banane.

Pourquoi et comment es-tu devenu végétalienne ?
L’élevage industriel est honteux cruel insoutenable !
Tout en mangeant de la viande je culpabilisais. J’ai compris que je devais apprendre à cuisiner autrement avec des céréales complètes, des légumineuses, des légumes et des fruits frais de saison, du tofu, du sétan, des épices… C’est une cuisine très saine et délicieuse qui ressemble beaucoup à la cuisine en Inde, puisque c’est un pays qui mange peu de viande.
Tous les jours il y a de nouveaux végétariens et végétaliens en France, ça ce remarque dans tous les nouveaux rayons dans les grandes surfaces.
Les abattoirs fermeront quand ils ne vendront plus de viande, le responsable de ces souffrances c’est le client !

Quel est ton juron préféré ?
Ducon ! hi hi…

As-tu des animaux ? Parle-nous en un peu ….
J’ai toujours eu un chien, maintenant j’en ai quatre, et un cochon d’Inde à poil long. Si j’avais la place j’en prendrais encore, malheureusement c’est complet lol ! Tout ce petit monde a été abandonné, ils viennent des refuges. Ils s’entendent tous bien même avec « Oui-oui » le cochon d’Inde qui vit sa vie, cage ouverte ! Ils sont heureux, tous les jours ils vont courir en liberté, ce sont mes amours, ils le savent bien… et me le rendent tellement.

Des projets d’écriture ?
Je crois que j’ai attrapé le virus … mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Quelle est ta plus grande fierté ?
Mon fils David.
Sans son papa, il a su avancer brillamment, et courageusement malgré des embûches !
Je l’admire, je suis fière de lui, et je l’aime fort.
(et très doué pour les parodies)

Comment écris-tu ? Quel est ton environnement ?
J’écris directement sur mon ordinateur, avec des notes prises dans la journée sur le petit carnet que tu m’as offert.
Souvent le soir assise bien confortablement sur mon lit.
Mes 4 loulous autour,
Et un fond de jazz..

(pratique effectivement)

Ton dernier gros fou-rire ?
C’est tellement souvent entre mes petites filles et toi !
Pour un petit rien, j’ai oublié !
C’est du genre « Ducon veut rentrer dans l’ascenseur, avant de bien vouloir te laisser sortir » alors c’est Ducon grrrr...

Ta dernière larme versée ?
Il y a quelques jours, nous étions un petit groupe de blouses roses avec un jeune magicien dans le service psychiatrique enfants.
Pendant l’animation j’observais :
Leurs petits yeux devenaient de plus en plus pétillants, puis des petits sourires, et des rires !

Le sujet qui te met facilement en colère ? (mais très facilement)
L’injustice !

Le trait de caractère de tes contemporains que tu détestes ? Celui que tu préfères ?
Je déteste les gens négatifs.
J’aime les battants et ceux qui ont de la compassion.

Question « àlacon »: un canard coiffé d’un sombrero entre dans la pièce où tu écris. Que dit-il ?
A la demande générale je vais te chanter :  » El sombrero  » hi hi hi !

Merci Fanfan !
Retrouvez les petites graines du bonheur et la page facebook de Françoise Seigneur
(il suffit de cliquer sur les images)

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